Gilles-Éric Séralini

De Psiram
Gilles-Éric Séralini Source: capture d'écran sur une vidéo publicitaire de l'entreprise Sevene Pharma[1]

Gilles-Éric Séralini (né le 23 août 1960) est un biologiste critique du génie génétique. Séralini est Professeur à l'Université de Caen. Il s'est aussi manifesté en tant qu'auteur de livre. Avec l'ancienne ministre de l'environnement Corinne Lepage (née en 1951) et le botaniste Jean-Marie Pelt (né en 1933), Séralini a fondé en 1999 le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRII-GEN) qui doit permettre leurs propres recherches sur l'impact des d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Le président de la Fondation CRII-GEN est l'homéopathe et acupuncteur Joël Spiroux de Vendomois[2] qui a des liens avec l'entreprise pharmaceutique Sevene Pharma.

D'après des informations publiées dans la presse, Séralini est lié à Invitation à la vie (IVI). IVI en 1995 et en 1999, a été classée par une commission d'enquête parlementaire comme « secte guérisseuse pseudo-catholique ». Le groupe IVI est étroitement lié à l'entreprise pharmaceutique Sevene Pharma, qui fabrique des produits homéopathiques et des préparations de plantes "détoxifiantes". IVI[3] et Sevene Pharma[4] ont la même adresse à Boulogne-Billancourt. Le directeur de Sevene Pharma, Daniel Chauvin, est aussi le « président de l'association IVI ». Séralini, qui a travaillé pour Sevene Pharma en tant que consultant,[5] conteste tout lien avec IVI et a porté plainte contre plusieurs journalistes français.[6]

Courte biographie

Séralini est né le 23 août 1960 à Bône en Algérie, alors colonie française. Il a étudié à Nice et a passé son doctorat en 1987 à l'Université de Montpellier II. Depuis 1991, Séralini est professeur ordinaire et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et co-directeur du pôle Risques de l'université de Caen (pôle associé au CNRS). Il est président du Conseil scientifique du Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRII-GEN) dont il est lui-même un des co-fondateurs, et dont Corinne Lepage, autre co-fondatrice, est la présidente d'honneur.

Les activités de recherche

Séralini s'était, déjà en 1996/1997, prononcé en faveur d'un moratoire européen contre la commercialisation des organismes génétiquement modifiés (appel lancé par le botaniste Jean-Marie Pelt, actuel Secrétaire Général de CRIIGEN). De 1998 à 2007, il faisait partie de deux commissions du gouvernement français (Commission du Génie Biomoléculaire et Comité de Biovigilance), qui étudiaient l'impact de l'introduction d'organismes génétiquement modifiés.

En 2007 et 2009, Séralini a publié deux études qui ont été partiellement financées par Greenpeace. Il s'agissait de la réévaluation des données d'une étude d'alimentation sur des rats qui avait été recueillies dans le cadre du processus pour l'autorisation de commercialisation pour du maïs transgénique de Monsanto. Dans les remerciements, on voit ceci : « This work was supported by Greenpeace Germany who, in June 2005, won the Appeal Court action against Monsanto, who wanted to keep the data confidential. » (Ce travail a été soutenu par Greenpeace-Allemagne qui, en juin 2005, a gagné devant Cour d'appel l'action en justice contre Monsanto qui voulait garder les données confidentielles).[7]

Coopérations avec Sevene Pharma

Séralini a publié des études sur l'utilisation de préparations de plantes pour une « désintoxication » des personnes, y-compris sur des utilisations de granules homéopathique préparées par l'entreprise pharmaceutique Seven Pharma. Sevene Pharma préconise des méthodes pseudo-scientifiques pour la culture des plantes : Ainsi des "vibrations" de la terre donneraient l'« énergie » nécessaire à la croissance des plantes. Des membres de la secte chrétienne affirmaient aussi avoir éteint à Marbella (Espagne) un feu seulement par des prières. Les études de Séralini étaient financées par Sevene Pharma, les co-auteurs de ses études étaient des employés de Sevene Pharma, dont Cécile DECROIX-Laporte, directrice générale de Sevene Pharma (30170 Monoblet). A plusieurs condérences organisées par Sevene Pharma, Séralini est intervenu en tant que conférencier (deux fois en 2011 et deux fois en 2012) pour rendre compte des développements des médications de l'entreprise. Sur les pages Web de la société, sont recommandés des livres de Séralini. Sevene Pharma propose un remède de désintoxication (ou de dépollution) pour les personnes qui auraient été intoxiquées par le pesticide Roundup et d'autres herbicides. Le produit Dig-1 (des extraits végétaux de pissenlit, de grande bardane et d'épine-vinette ordinaire) a été évalué dans une étude de Séralini.

Étude controversée sur le maïs génétiquement modifié

Photo de l'étude-Séralini de 2012 qui montre des rats-Sprague-Dawley malades qui ont tendance à former spontanément des tumeurs (Photo [2])

En septembre 2012, Séralini a publié dans la revue Food and Chemical Toxicology, une étude faisant état d'effets tumorigènes et toxiques du maïs génétiquement modifié NK 603 (Monsanto) et de l'herbicide Roundup sur des rats nourris pendant deux ans avec ce dernier[8]. Dans l'étude, Séralini et ses collègues ont découvert que chez les rats qui étaient nourris, pendant leur durée de vie (2 ans), avec du maïs génétiquement modifié (NK603 et « Roundup ») au lieu d'un maïs conventionnel, le risque de cancer était augmenté de façon significative et que les animaux mourraient plus tôt. Citation de Séralini:

« [...] Chez les femelles, les groupes traités mouraient 2-3 fois plus fréquemment que les (groupes) contrôles, et ils mouraient plus rapidement. Cette différence était visible dans 3 groupes de mâles qui étaient nourris avec des OGM [...] les femelles développaient de grosses tumeurs mammaires presque toujours plus fréquentes et plus en plus grosses que les contrôles [...] les mâles présentaient quatre fois plus de grosses tumeurs palpables que les contrôles, elles apparaissaient jusqu'à 600 jours plus tôt. »

L'étude fut fortement critiquée par d'autres chercheurs en raison des risques d'erreur et des méthodes statistiques utilisées. Séralini et ses collègues avaient choisi une souche de rats qui est connue pour développer spontanément très rapidement des tumeurs cancéreuses - surtout en cas de suralimentation, de vieillissement ou de troubles de l'équilibre hormonal. Il n'a pas été publié quelle quantité de nourriture les rats ont exactement reçu. A aussi été critiqué l'art et la manière dont les auteurs informaient au préalable des journalistes sur l'étude. Ainsi des journalistes ont dû signer avant la publication de l'étude un Non Disclosure Agreement (un accord de non-divulgation):

« Un remboursement du coût de l'étude de plusieurs millions d'euros serait considéré comme des dommages et intérêts si la divulgation prématurée remettait en cause la publication de l'étude. » Dans le Nouvel observateur, on apprend que jusqu’en 2011, les chercheurs pendant la durée de l'étude ont crypté leurs courriels et se sont interdit toute discussion téléphonique par crainte des multinationales de la semence.

Simultanément à l'étude faisant sensation (également en Allemagne avec des articles dans des journaux, dont le Spiegel, des discussions sur des blogs scientifiques etc.), Séralini a aussi publié un livre sur le même thème ayant pour titre « Tous Cobayes ? », livre appuyé par un documentaire associé, ce qui a causé l'étonnement et de l'indignation de l'ensemble de la communauté scientifique puisque les ventes du livre tiraient profit des discussions publiques concomitantes sur l'étude et que d'autre part l’orchestration de la notoriété d’un scientifique ou d’une équipe constitue une faute grave lorsqu’elle concourt à répandre auprès du grand public des peurs ne reposant sur aucune conclusion établie. [...] Ne disposant pas des informations suffisantes, il en résulte chez le consommateur un renforcement de la peur des OGM, propagée par une presse « catastrophiste ».[9]

En octobre de la même année (2012) les autorités européennes de sécurité des aliments (EFSA) ont conclu que l'article de Séralini ne répondait pas aux exigences scientifiques pour pouvoir être prise en considération pour l'évaluation des risques[10]. Précédement, la Commission Européenne avait demandé à l'EFSA d'examiner les résultats de l'étude. Les communications émanant d'autres autorités sanitaires telles que l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) et l'HBC (Haut Conseil des Biotechnologies) en France, le Bundesinstituts für Risikobewertung (BfR) (Institut fédéral pour l'évaluation du risque) (Allemagne), l'« Environnement Canada », les autorités australiennes et néo-zélandaises, sont également conformes aux conclusions de l'EFSA.

En Novembre 2013, l'étude fut retractée par l'éditeur de la revue « Journal Food and Chemical Toxicology »[11][12]. Séralini a émis une théorie du complot, il soupçonnait "les industriels des biotechnologies d'avoir fait pression pour obtenir le retrait de son étude" [13].

En juin 2014, Séralini a re-publié l'étude, cette fois dans la revue Open-Source Environmental Sciences Europe (ESEU), édition Springer.[14] La nouvelle version contient une analyse légèrement différente des données expérimentales, mais en vient à la même conclusion.[15] L'étude a été envoyée à l'avance aux journalistes sous condition, de nouveau, d'un blackout de nouvelles jusqu'au 24 Juin 2014, date de la publication dans la revue ESEU. L'explication avancée par Séralini: Monsanto a fait tellement pression sur le journal la première fois que nous voulons éviter des pressions illégales).[16] L'étude a été re-publié par ESEU sans ré-examen par les pairs. Selon Henner Hollert, le rédacteur en chef de la revue ESEU, le rôle des trois examinateurs (reviewers) embauchés par ESEU était de vérifier qu'il n'y avait eu aucun changement dans le contenu scientifique de l'étude originale.[17] Néanmoins Séralini avait affirmé que l'examen par les pairs avait eu lieu.[18], le rédacteur en chef Hollert, quant à lui, a dit que l'étude n'avait pas été passée en revue par les pairs[19]

Épilogue

Affaire Séralini: six ans après, l'heure des comptes. Jean-Yves Nau — 5 juillet 2018 [20]: Une mise en scène médiatique laissa croire qu'il avait démontré un lien de causalité de la plus haute importance. Que reste-t-il des résultats ce chercheur français?

Au croisement de la science et du journalisme, ce fut une tornade sans précédent. Un cas d’école devenu «l’affaire Séralini». Coup de tonnerre dans un ciel serein: l’annonce avant l’heure de la publication, le 19 septembre 2012 d’une étude scientifique incompréhensible pour qui n’était pas un spécialiste plus que pointu du sujet. Intitulée «Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize» elle est signée d’un chercheur français militant, Gilles-Éric Séralini (université de Caen) et publiée dans Food and Chemical Toxicology, une revue sans prestige, un média spécialisé comme il en existe des centaines.

A priori aucune chance de reprise dans les médias généralistes. C’était compter sans une mise en scène préalablement orchestrée, une tractation secrète et peu reluisante: des journalistes signant un invraisemblable pacte de confidentialité leur assurant une «exclusivité». Une mise en scène qui vit Le Nouvel Observateur afficher, en couverture et en exclusivité, que les «OGM» étaient des «poisons». [...]

Et à dire vrai, à la relecture de qui s’est écrit, il y a six ans, sur le sujet on peine à comprendre comment cette petite et triste mise en scène médiatique a pu, in fine, avoir un tel effet politique. [...]

Où l’on en vient, six ans plus tard, aux derniers développements en date de l’affaire Séralini. Autant d’éléments scientifiques qui, en toute logique, justifieraient une forme de mea culpa médiatique. Rien de secret, ici, à commencer par ces quelques lignes de Wikipédia:

«En avril 2018 une triple expertise française mène à la conclusion que les OGM Mon 810, NK 603 (traité ou pas avec du Roundup, formulation glyphosate de Monsanto) n'ont aucun effet toxique, que ce soit en 90 jours ou deux ans, confirmant les déclarations des toxicologues. Les médias ayant diffusés et soutenus l'étude de 2012 n'ont pas évoqué les résultats de cette contre-expertise. Ces résultats n'ont pas fait l'objet de commentaires de la part de responsables politiques, y compris ceux ayant largement utilisé l'étude de 2012 pour tenter de renforcer la législation discriminant les OGM.»

Une affaire détaillée dans un communiqué par l’Association française des biotechnologies végétales. [voir l'article en question "Trois expertises française et européennes invalident les résultats et conclusions de l’étude de GE Séralini sur les maïs OGM" publié le 11 juin 2018 [21]]

On peut aussi et surtout, pour mieux comprendre, consulter le blog spécialisé d’Hervé Maisonneuve «Les 'mute news': aucune preuve sur la toxicité des maïs génétiquement modifiés!» [22]. Ou encore lire Le Figaro: «Lien entre OGM et cancer: l'étude était une manipulation» [23]. Autant d’informations, de relectures, de dénonciations et d’interrogations pédagogiques: elles aident à prendre la mesure des distances à prendre avec les mises en scène médiatiques scientifiques qui n'affichent pas leurs convictions militantes.

Oeuvres de Séralini

  • L'Évolution de la matière, de la naissance de l'Univers à l'ADN. éditions Pocket, collection «Explora», 1994.
  • Le sursis de l'espèce humaine. Belfond, 1997, Josette Lyon, 2009.
  • OGM : le vrai débat. Flammarion, 2000.
  • Ces OGM qui changent le monde. Flammarion, 2003.
  • Après nous le déluge? Flammarion, 2006.
  • Nous pouvons nous dépolluer. 2009.
  • Génétiquement incorrect. Flammarion, 2011.
  • Tous cobayes! Flammarion, 2012.

Liens externes

  • https://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article3111& Glyphosate sur France 2 : décryptage de deux heures de désinformation. Jean-Paul Krivine et Hervé Le Bars, avec la commission agriculture de l’Afis - janvier 2019
    Introduction
    « Glyphosate : comment s’en sortir ? » est le titre de l’émission du magazine Envoyé spécial présenté par Élise Lucet diffusé le 17 janvier 2019 sur France 2. Cette émission de près de deux heures a été suivie par 2,8 millions de téléspectateurs.
    Chacun jugera selon sa sensibilité la portée des témoignages et l’usage permanent de l’émotion suscitée par la mise en scène de personnes malades. Lorsque, pour appuyer sa thèse inquiétante, le reportage met en scène des personnes souffrantes, les journalistes ne cherchent pas à questionner l’explication donnée, mais se contentent d’une confirmation superficielle. La bienveillance et l’empathie seraient-elles incompatibles avec la pertinence de l’information ? Ce reportage quasi-exclusivement à charge fait largement appel à tous ces procédés.
    On constatera également qu’en deux heures d’émission, la parole est largement donnée à des militants, mais jamais ne sont interrogés des représentants d’agences sanitaires (par exemple l’ANSES en France) ou d’institutions comme l’Académie d’agriculture ou l’Académie de médecine.
    Nous allons ici nous concentrer sur quelques affirmations erronées qui forment la toile de fond du reportage, ainsi que sur des omissions majeures qui rendent parfois l’information non seulement partiale, mais aussi trompeuse. La réalité, souvent complexe ou contrastée, est présentée de manière binaire.
    Toutefois, la difficulté de ce travail de décryptage illustre bien la « loi de Brandolini » : la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter une rumeur ou une fausse information est dix fois supérieure à celle nécessaire pour la produire.
    Les références sont données en minutage sur la version de l’émission mise en ligne sur youtube France 2. [...]
  • https://www.unadfi.org/groupes-et-mouvances/liens-etroits-entre-le-professeur-seralini-et-ivi/ Publié le 11 juillet 2018.
    Le 14 avril 2018, la Fondation Denis Guichard (FDG) a tenu un colloque sur le thème « choisir le vivant » au théâtre Athénée à Paris. À cette occasion la fondation a réuni des spécialistes issus d’horizons divers, mais dont le point commun est un regard complaisant sur les médecines alternatives.
    Parmi eux figuraient : Luc Montagnier, dont les positions anti-vaccination sont très décriées par la communauté scientifique, Marie d’Hennezel et le Dr Béatrice Milbert, membres d’IVI, mais également le chercheur Gilles Eric Séralini1, dont les travaux les plus connus portent sur les OGM et le glyphosate. La Fondation Denis Guichard, dont la vocation serait d’appuyer des projets alliant la recherche scientifique à une vision traditionnelle et spirituelle de l’univers afin d’apporter une « compréhension globale de l’homme et de son environnement », est présidée par Anne de Constantin, une sympathisante d’IVI de longue date. En 2010, elle écrivait dans la préface d’un recueil de textes d’Yvonne Trubert : « Tout ce qui concerne Yvonne Trubert est important pour moi, pour nous, pour tous […] son enseignement je le connais, je l’aime et le pratique depuis de longues années ». [...]
  • https://www.ccmm.asso.fr/la-part-dombre-de-seralini-le-chercheur-persiste-et-signe/ La «part d’ombre» de Séralini : le chercheur persiste et signe. Publié le

5 Juin 2018

  • https://theierecosmique.com/2016/06/27/le-glyphosate-un-tissu-de-mensonge-3000-mots-20-mins/
  • https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/030213/seralini-entre-detox-et-intox Article "Séralini, entre détox et intox". Publié le 3 févr. 2013, par Yann Kindo
  • http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2686/exclusif-oui-les-ogm-sont-des-poisons.html EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons ! Article publié le 20-09-2012 dans le Nouvel Observateur
  • http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1945 Étude OGM de Gilles-Éric Séralini : les avis des agences et académies Article mis en ligne le 22 octobre 2012 sur le site de l'AFIS
  • http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/220912/gilles-eric-seralini-ou-le-cirque-publicitaire
  • http://www.agriculture-environnement.fr/a-la-une,6/la-part-d-ombre-du-professeur-seralini,849.html Agriculture et environnement, No. 109, 7 janvier 2013.
    Parmi les nombreuses relations du Pr Gilles-Éric Séralini figurent ses amis de Sevene Pharma, une discrète société détenue par les responsables d’un étrange mouvement. [...]
  • http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php Le Figaro, 15 janvier 2013.
  • Accusations de liens entre M. Séralini et une "secte guérisseuse" Le Monde, 17 janvier 2013
  • http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2072 OGM Le paradoxe Séralini Journal de l'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS): SPS n°303, janvier 2013
  • http://www.imposteurs.org/page-723396.html Manifeste : La désinformation sur les OGM et le dénigrement de la science doivent cesser !
  • http://www.ecolopedia.fr/?p=1337 [...] Michel de Pracontal, journaliste scientifique au Nouvel Obs, évoque aussi le financement de l’étude par deux géants de la grande distribution : «Séralini risque de se trouver dans la position de l’arroseur arrosé. Ses travaux ont été en partie financés par l’association Ceres, créée sous l’impulsion de Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan. Ceres rassemble plusieurs sociétés de la grande distribution, dont Auchan et Carrefour. Lesquels ont construit leur stratégie marketing, entre autres, sur la promotion de produits sans OGM…»
  • http://sante2020.blog.lemonde.fr/2014/03/04/une-nouvelle-science-obscure-le-seranilisme-2/ Publié le 04 mars 2014, par Guy Vallancien, Chirurgien urologue, professeur à l'Université Paris Descartes, membre de l'Académie Nationale de Médecine et de l'Académie Nationale de Chirurgie, spécialiste en cancérologie [...] :
    "Mesnage, Séralini et al. viennent de publier une étude évaluant le danger de 9 pesticides sur des cellules embryonnaires de rein et d’hépatome humain. Grand moment de découverte qui a consisté toute simplement à mettre, en contact, in vitro, ces pesticides seuls puis avec leurs adjuvants afin d’analyser le comportement des cellules mises en culture.

    Cette expérience est publiée dans une revue, Biomed international Research, http:// www.hindawi.com /journals/bmri/aip/179691/ dont l’impact factor brille de tous les feux: 2.8 ! Un niveau extrêmement faible comparé aux revues comme Nature et Sciences, qui planent au firmament des publications.

    Gilles Eric Séralini a encore sévi. La presse s’est empressée de publier son communiqué, reproduit en copié-collé sans chercher un instant à en analyser la méthodologie ni attendre la vérification des résultats avant d’en tirer des conclusions honnêtes. Voilà une attitude extrêmement grave, dérive qui frôle la manipulation, oserais-je dire le délit? Le Séranilisme ou l’alchimie du malheur est né.

    Le titre même de l’article, préfigure le résultat au lieu d’inviter au questionnement, principe de base élémentaire lors de toute recherche. « Major pesticides are more toxic to human cells than the declared actives principles ». Pourquoi lire la conclusion, puisqu’elle est préconçue. [...]

    Vous trichez, Monsieur Séralini, oui vous trichez, en désinformant. Vous manipulez l’opinion en vous comportant en zélateur du pire des obscurantismes à la sauce statistique de bazar. [...]

    C’est la recherche française toute entière qui est bafouée au travers de votre attitude partisane. Ce sont Pascal, Descartes, Pasteur, les Curie, Monot, Lwoff et Jacob, de Gennes, Barré Sinoussi, Hoffman et toute la lignée de nos savants qui sont atteints. Quel gâchis au seul profit de votre foi !
    "
  • http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Mais-OGM-MON-810-et-NK603-pas-d-effets-detectes-sur-la-sante-et-le-metabolisme-des-rats Communiqué de presse de l'INRA publié le 12/12/2018
    Un régime alimentaire à base de maïs transgénique MON 810 ou NK603 n’affecte pas la santé et le métabolisme des rats dans les conditions du projet GMO 90+1. Cette étude inédite réalisée par un consortium de recherche piloté par l’Inra implique de nombreux partenaires2 dont l’Inserm. Les travaux ont été réalisés dans le cadre du programme Risk’OGM financé par le Ministère de la transition écologique et solidaire. Pendant six mois, des rats ont été nourris avec un régime contenant soit du maïs OGM (MON 810 ou NK603) soit du maïs non OGM, à différentes concentrations. Les chercheurs, par les techniques de biologie à haut débit, n’ont identifié aucun marqueur biologique significatif lié à l’alimentation au maïs transgénique. De même, ils n’ont observé aucune altération anatomo-pathologique du foie, des reins ou de l’appareil reproducteur des rats soumis aux régimes contenant ces OGM. Ces travaux, publiés le 10 décembre 2018 dans la revue Toxicological Sciences, ne mettent pas en évidence d’effet délétère lié à la consommation de ces deux maïs OGM chez le rat même pour de longues périodes d’exposition.

Article de Psiram dans d'autres langues

Références

  1. http://blog.sevenepharma.com/
  2. Dr Joël Spiroux de Vendomois, President of CRIIGEN, Doctor of Medecine, Homeopathy and Acupuncture Diploma, Reparation of Legal Bodily Damage and Medical Expertise Diploma, F-27000 Evreux, France. DIPLOMAS: Agricultural Worker Certificate, Doctorate of Medecine, Diploma of Reparation of Bodily Damage, International Certificate in Human Ecology (Faculty of Medecine of Paris)
  3. Invitation à la Vie. 26, rue des Peupliers, F-92100 Boulogne Tél: 01 46 08 23 64
  4. Sevene Pharma. 26, Rue des Peupliers, F-92100 Boulogne-Billancourt
  5. http://kfolta.blogspot.de/2013/01/seralinis-connections-to-quack-science.html (anglais)
  6. http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/17/accusations-de-liens-entre-m-seralini-et-une-secte-guerisseuse_1818564_3244.html
  7. http://www.scilogs.de/wblogs/blog/detritus/molekularbiologie/2011-04-05/gerichtsurteile-und-die-unabh-ngigkeit-von-gentech-studien (allemand)
  8. Séralini GE, Clair E, Mesnage R, Gress S, Defarge N, Malatesta M, Hennequin D, de Vendômois JS.: Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Food Chem Toxicol. 2012 Nov;50(11):4221-31. doi: 10.1016/j.fct.2012.08.005. Epub 2012 Sep 19 - PMID: 22999595
  9. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1945
  10. http://www.efsa.europa.eu/fr/search/doc/2910.pdf STATEMENT OF EFSA Review of the Séralini et al. (2012) publication on a 2-year rodent feeding study with glyphosate formulations and GM maize NK603 as published online on 19 September 2012 in Food and Chemical Toxicology (anglais)
  11. Elsevier Announces Article Retraction from Journal Food and Chemical Toxicology - Elsevier Announces Article Retraction from Journal Food and Chemical Toxicology Cambridge MA, November 28, 2013]
  12. Barbara Cassus: Study linking GM maize to rat tumours is retracted nature, 28. November 2013
  13. OGM : l'étude polémique du professeur Séralini désavouée LE MONDE, 29. November 2013
  14. Gilles-Eric Séralini, Emilie Clair, Robin Mesnage, Steeve Gress, Nicolas Defarge, Manuela Malatesta, Didier Hennequin et Joël Spiroux de Vendômois: Republished study: long-term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Environmental Sciences Europe 2014, 26:14 [1]
  15. Retracted Seralini GMO-rat study republished. Rectraction Watch, 24. Juni 2014
  16. Seralini republishes retracted GMO-rats paper, again with an unusual embargo. Embargo Watch, 24. Juni 2014
  17. Paper claiming GM link with tumours republished. Nature.com, 24./25. Juni 2014
  18. Seralini Study Republished: GMOs and Roundup Cause Serious Health Issues. Food Integrity Now, 26. Juni 2014 Dans ce blog ingénierie critique génétique Séralini avait dit: "This study has now been successful in three rounds of rigorous peer review." (Traduction: Cette étude a été couronnée de succès dans les trois séries d'examen par les pairs rigoureux)
  19. Republished Seralini GMO-rat study was not peer-reviewed, says editor. Rectraction Watch, 26. Juni 2014
  20. http://www.slate.fr/story/164159/cancer-ogm-affaire-seralini-rebondissement
  21. http://www.biotechnologies-vegetales.com/3-expertises-invalident-letude-seralini-sur-les-mais-ogm Trois expertises française et européennes invalident les résultats et conclusions de l’étude de GE Séralini sur les maïs OGM 11/06/2018
  22. http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2018/06/les-mute-news-contribuent-aux-fausses-informations-de-ge-s%C3%A9ralini.html Publié le 20 juin 2018
  23. http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/07/03/01008-20180703ARTFIG00322-une-grande-etude-europeenne-invalide-le-lien-entre-mais-ogm-et-cancer.php?redirect_premium Lien entre OGM et cancer : l'étude était fausse Par Cécile Thibert. Publié le 03/07/2018. Mis à jour le 04/07/2018