Claudia Rainville

Source [1]

Claudia Rainville [2] est une canadienne née le 9 mai 1951 au Québec qui vit actuellement en Italie, fondatrice de ce qu'elle a appelé la Métamédecine. Elle a publié de nombreux livres, surtout en français et en italien, dont le "Grand dictionnaire de la métamédecine" (en italien "Il grande dizionario della metamedicina").

Selon sa créatrice,la "Métamédecine recherche les événements à l’origine des maladies ou des scénarios répétitifs dans la vie des personnes." [3]

À l'instart de la Médecine Nouvelle Germanique et de la Biologie Totale, les maladies auraient pour origine des traumatismes passés, Mme Rainville cite d'ailleurs Ryke Geerd Hamer dans son livre "Métamédecine : La guérison à votre portée": « C'est un fait que la plupart des gens atteints de cancer meurent aujourd'hui d'une peur panique. Or, cette panique absolument superflue est d'origine iatrogénique, c'est à dire qu'elle est provoquée par des médecins, dont les pronostics pessimistes déclenchent de nouveaux chocs, de nouveaux cancers, immédiatement baptisés "métastases par la médecine classique. Tout médecin aurait dû, à un moment ou un autre, se douter qu'il n'y a pas d'autre explication à un fait que pourtant tous connaissent bien, à savoir qu'il est extrêmement rare de trouver un cancer secondaire chez un animal. Dr Hamer » et y met également une référence à un livre de Christian Flèche de 1996, "Décodage biologique des maladie", édité par Le Souffle d'Or [4]. [5]

Dans son livre "J'ouvre la porte à l'abondance", le chapitre 1 (qu'on peut lire dans ce document [6]) raconte ses débuts, à savoir, sa rencontre en 1883 avec Lise Bourbeau qui fut son mentor pendant trois ans, sa participation au centre "Écoute Ton Corps" de celle-ci et leur collaboration. C'est dans ce contexte qu'elle rencontra Herbert Beierle: "J’avais envie de croire aux enseignements d’Herbert Beierle, un brillant philosophe qui était venu au centre Écoute Ton Corps pour nous présenter son séminaire « Master your life ». Il nous invitait à chanter Dream the impossible dream2 (« Rêve, même les rêves qui te semblent impossibles »)." Un personnage peu recommandable qui a eu de sérieux problèmes avec la justice en raison de pédophilie. [7] Après ces trois années, en juin 1986, Claudia Rainville, reprit son indépendance et ouvre alors son Centre d’harmonisation intérieur L’Éveil Radieux qui eut des difficultés financières. Puis, elle part aux "Jardins de Findhorn" en Écosse où Peter Caddy et ses collaborateurs ont découvert la manière de contacter les esprits de la nature et les dévas, et de coopérer avec eux; en clair, un lieu New-Age où on pratique le channeling [8]. Ensuite, elle se rend en Inde où elle fait la connaissance du grand Avatar Sathya Saï Baba [9]. En 1989 parait son premier livre « Participer à l’Univers, sain de corps et d’esprit ». En 1991, nouveau périple, elle revoit le Maître Sathya Saï Baba[9], oubliez le grand Maître de Béas (introuvable sur Internet), et elle aurait suivi une formation à l’Université Brahma Kumaris qui n'est pas une université au sens habituel mais une "université spirituelle mondiale" fondée dans les années 1930, en fait un nouveau mouvement religieux [10]. Quant aux rencontres avec "Sa Sainteté Le Dalaï Lama" et avec Mère Teresa de Calcutta, disons que cela fait bien dans le paysage.

Ses activités de psychothérapeute, de publication de livres, et de conférences sont complétées par des propositions de formations à la Métamédecine; il y a tout un parcours: formation de base, formation pour devenir Consultant(e) et, enfin, formation pour devenir Animateur/trice. [11]

Analyse critique par Sophie Mangado du « grand dictionnaire de la métamédecine »

Tout un programme proposé par Claudia Rainville, « spécialiste de l’intervention psychosomatique ». Autoproclamé Grand dictionnaire de la Métamédecine, son pavé promet au lecteur les remèdes à tous les maux, à grand renfort de préceptes hasardeux. « Je suis bien consciente à quel point ce livre est fabuleux », déclare sans ambages l’auteure en avant-propos. Effectivement, au fil des quelque 600 pages on fraye avec le fantastique et l’invraisemblable. Le postulat est simple : comprendre les causes de nos maux est le premier pas vers la guérison. Claudia Rainville ne se targue pas de l’avoir inventé et reprend Hippocrate : « Si tu es malade, cherche d’abord ce que tu as fait pour le devenir ». L’appliquant à n’importe quel « problème de santé », notre « psychothérapeute éclairée » livre les clés de la guérison, rien de moins.

L’homosexualité, dont on se surprend qu’elle figure parmi un « grand dictionnaire » répertoriant 1300 « malaises et maladies », tiendrait à un arrimage défaillant du yin et du yang. Et l’auteure de s’empêtrer dans une tentative d’explication pour le moins opaque. « L’homosexualité n’est pas une maladie en soi ». Nous voilà rassuré. Si ça n’est pas une maladie, on en déduit qu’il doit s’agir d’un « malaise », et pas des moindres puisque plus de trois pages y sont consacrées, alors que dans l’ensemble il n’en faut pas plus d’une à Claudia Rainville pour régler ses « cas ». Une fois passée la théorie de la « loi de la polarité », elle nous propose cinq histoires de vies cassées, de traumatismes de l’enfance d’où résulterait l’homosexualité des protagonistes. Hum… « Alors, docteur, l’homosexualité : ‘‘problème’’ (de santé) ou pas ? », a-t-on envie de demander. On reste pantois devant la façon dont l’auteure clôt ce chapitre. Parce que les homosexuels éprouveraient une intense culpabilité, on ne devrait pas « être surpris qu’ils constituent le groupe le plus atteint par les MST (maladies sexuellement transmissibles, ndlr) et par le Sida ».

Sans queue ni tête

Après avoir lu ça, on ne résiste pas à la curiosité de découvrir les dessous du Sida et des MST. Ces dernières « résultent très souvent de culpabilités sexuelles, culpabilités en lien avec des croyances provenant de notre éducation religieuse ou familiale, d’avoir eu des rapports avec une personne du même sexe ». Édifiant. Le raisonnement est partiel autant qu’erroné. « On peut remarquer que les partenaires vivant une relation de couple harmonieuse (…) sont rarement sujets à ces maladies. » De là à en déduire que les MST seraient l’apanage d’homosexuels incapables de vivre une relation harmonieuse… Mais la solution, docteur, la clé ? La culpabilité, bien entendu (ad nauseam, on avait prévenu) ! Un « sentiment de honte » suffirait pour contracter une MST. Apprivoiser un tel sentiment est-il gage de guérison ? La fable ne le dit pas. [...] [12]

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Références