Jean Solomidès

De Psiram

Jean Solomidès[1], (28 février 1911 - 28 mai 1979) était un médecin, chercheur et biologiste, né à Chypre avec la nationalité britannique d'origine britannique né chypriote, ayant acquis la nationalité française en 1949.

Il est l'inventeur les physiatrons ou Peroxydases synthétiques (PS), dont l'efficacité n'a jamais été prouvée et qui sont connus sous l'appelation "produits Solomidès". Le principe de ces remèdes est que l’huile (de foie de morue) distillée et solubilisée apporterait de l’oxygène à la cellule cancéreuse ce qui lui nuirait gravement, car elle vit en anaérobie (en l’absence d’oxygène)[2].

Des patients atteints de pathologies graves, continuent à vouloir les utiliser malgré les mises en garde de toutes les autorités sanitaires et de la communauté médicale et scientifique.

Biographie

La source la plus complête est fournie par un de ses admirateurs anonyme utilisant le pseudo Lucas de Paris[3].

Parcours judicaire

Article "Internet et gogothérapie"

Dans un article intitulé "Internet et gogothérapie" publié sur le site www.i-med.fr[4] on peut lire:
Une association “Choisis la vie” commercialisait des pseudo médicaments anticancéreux, les "physiâtrons synthétiques", produits dérivés des élucubrations de Jean Solomidès, médecin qui avait connu son heure de gloire dans les années 50 en prétendant traiter le cancer.
Il a fallu deux ans pour que la justice mettre fin au trafic et seulement parce que la fabrication des produits n’était pas conforme aux standards sanitaires de l’AFSSAPS !

Il a fallu deux ans pour que la justice mettre fin au trafic !

Après une enquête de plusieurs mois, des filatures et des écoutes, un laboratoire clandestin qui fabriquait des "produits Solomidès", a été démantelé à Messimy (Rhône) par l’ OCLAESP [1] aidé des sections de recherche de la gendarmerie de la région Rhône-Alpes.
Suite à la plainte d’une patiente en 2006 dont l’état de santé s’était aggravé suite à la prise de physiâtrons, l’Agence Française de Sécurité SAnitaire des Produits de Santé avait découvert le pot aux roses. Mais, selon un communiqué de presse, « l’accès au domicile et l’enquête pour identifier le réseau de fabrication et de distribution de ces produits ne relèvent pas des pouvoirs attribués » à ses inspecteurs, l’AFSSAPS avait saisi en mai 2006 la justice pour identifier la filière et mettre un terme aux trafic. Un signalement contre ce réseau avait été transmis dès novembre 2006 au parquet...
Finalement, c’est le 3 juin 2008, sur commission rogatoire d’un juge du Pôle de Santé Publique de Marseille (le deuxiéme pour la France avec Paris), que neufs personnes ont été interpellées en flagrand délit au lieu-dit le Quinsonnas sur les hauteurs de Messimy.
Selon le moustachu colonel Thierry Bourret directeur de l’OCLAESP : « Les faits sont indéniables, ils ont été pris en flagrant délit, sur place, alors que le laboratoire était en situation de fonctionnement ». La production se faisait dans une pièce de 20 m² située dans une maison de ce village de l’ouest lyonnais. Lors de leur perquisition, les enquêteurs ont saisi des mélangeurs, des mixeurs des éprouvettes et « plusieurs mètres cubes de médicaments » qui sans autorisation légale « étaient fabriqués après réception de matières premières, puis conditionnés. Au catalogue, une gamme complète avec le soluté injectable “Sovita”, le sirop “Vitoral”, les suppositoires “Vitasup” et la crème “Vitamis”. Après confirmation par fax, les commandes étaient ensuite expédiés par colis postaux » dans la France entière.
Les fichiers saisis montrent que plusieurs centaines de personnes auraient acheté ces substances, en particulier des malades du cancer ou de SEP. Selon le patron de OCLAESP « tout se faisait par Internet, le fax et le téléphone. Le chiffre d’affaires était relativement important : on a pu calculer 150.000 € annuels. » Les personnes interpellées risquent jusqu’à 75.000 € d’amende et quatre ans de prison pour « exercice illégal de la profession de pharmacien, fabrication de produits médicamenteux sans autorisation de mise sur le marché et mise en danger de la vie d’autrui ».
L’AFSSAPS rappelle que « L’intérêt thérapeutique et l’innocuité de ces produits n’ont pas été démontrés. De plus, ces produits ne présentent pas les garanties de qualité et de sécurité exigées et vérifiées pour les médicaments disponibles en pharmacie. ». La promotion se faisait de bouche à oreille, voire sur les conseils de médecins, mais surtout par le biais de sites internet dédiés aux médecines alternatives.

Selon le site Romandie news, Jean Parrot, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, a dénoncé un "véritable charlatanisme" de gens « qui abusent de personnes malades en détresse auxquelles ils ponctionnent des sommes considérables » pour de « prétendus médicaments qui en plus peuvent être toxiques ».
C’est d’ailleurs « les conditions de fabrication, se déroulant en dehors de toutes règles », qui « ne permettent pas d’assurer la qualité des produits et donc de garantir la sécurité des patients, donc des utilisateurs » qui ont entrainé l’action de la justice selon Marc Stoltz, directeur de l’inspection et des établissements à l’AFSSAPS, car la fabrication dans un garage, sans contrôles, exposait à un défaut de qualité. Pour Marc Stoltz : "« Ce n’est pas une affaire de contrefaçon » !

Avec une telle lenteur de la justice et de tels arguties de l’AFSSAPS, on comprend qu’il ait fallu deux ans pour arrêter la production en France de cette perlinpinpinthérapie. Il ne reste plus qu’à externaliser la fabrication dans un autre pays encore plus conciliant.

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Jean Solomidès le gourou de la physiatrie
Après une pommade contenant un distillat d’huile de foie de morue, préconisée contre les eczémas et différentes affections cutanées, Jean Solomidès avait mis au point dans les années 1950 le "JS222", une substance à base de peroxydases synthétiques commercialisés sous forme d’ampoules injectables, de suppositoires, d’ovules ou même de pommade. Selon les théories du pape de la physiatrie, ce produit était sensé apporter aux tissus de l’oxygène sous une forme active qui devait faire tousser les cellules tumorales.
Malgré un dossier scientifique aussi épais que du papier à rouler OCB, son produit fut reconnu officiellement comme agent adjuvant à la thérapeutique antimitotique. Jusqu’en 1984, on retrouvait dans le dictionnaire Vidal, sous le nom de citraluréthane, le physiatron synthétique fabriqué par le laboratoires Sceaux-Pharma sous forme d’ampoules injectables qui étaient même remboursées par la Sécurité Sociale. Le laboratoire, dirigé par le fils du Dr Solomidès après sa mort en 1979, sera fermé sur ordre du ministère de la santé en 1985 après une expertise du laboratoire national d’essai qui démontra des variations dans la composition, des corps toxiques et même la présence de germes microbiens dans les ampoules.
Mais depuis cette interdiction, les physiâtrons Solomidès continuaient à être produits et commercialisés par des officines clandestines. Ils participent à la riche mythologie des traitements alternatifs avec les "3 acides de Le Foll", les "solutés métalliques du docteur Arthur Vernes", le “sérum antitissulaire Sérocytol du Dr Jean Thomas”, les cartilages de requin, le “Viscum Album” de Steiner, l’antinéoplaston de Stanislaw Burzynski...

Autres renseignements sur les démélés judiciaires

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Vidéos

  • http://www.ina.fr/sciences-et-techniques/medecine-sante/video/DVC8408089001/medecines-paralleles-ou-charlatans.fr.html Une portion d'un reportage datant de 1984 (01h 08min 58s à l'origine) intitulé "Médecines parallèles ou charlatans ?" La vidéo avait été publiée accompagnée du commentaire: "Selon un rapport officiel, 50% environ des personnes atteintes de maladies graves feraient appel, au stade terminal de la maladie, à des médecines différentes ou parallèles. Jusqu'à ce jour, les traitements prescrits n'ont jamais été officiellement expérimentés et n'ont reçu aucune autorisation de mise sur le marché. ils sont tolérés depuis assez longtemps, et cette tolérance entretient le phénomène.Parmi ceux-ci, les plus célèbres sont sans conteste les produits SOLOMIDES. Madame COPADO (avec une perfusion) parle des bienfaits des peroxidases du professeur SOLOMIDES et du docteur SABBAH qui les a prescrites. Jean Michel SOLOMIDES parle du médicament découvert par son père. Madame SOLOMIDES est directrice du laboratoire qui fabrique ces peroxidases. Deux médecins, MM GOZZI et LAINÉ défendent l'efficacité de ces médicaments. Témoignage de Mr MAGNIFICAT. Madame SOLOMIDES montre le dispensaire monté par son mari et qui a été interdit. (Images de 1964 : J SOLOMIDES lance un appel pour l'expérimentation des peroxidases. (Discours de Vincent ANSQUER, ministre de Raymond BARRE qui reconnaît la valeur de SOLOMIDES).Témoignages de M. et Mme MAGNIFICAT sur les bienfaits des peroxidases, le docteur TUBERY parle de cas de scléroses en plaques qu'il a soignés avec des plantes. La manipulation des plantes en laboratoire. Association d'anciens malades s'occupant de la diffusion de ce médicament. Témoignages de malades : monsieur et madame LEBRUN. Le docteur LE FOLL parle de son traitement contre le cancer, soignant M. ROTAILLO par l'acupuncture et injection d'acide. Témoignage de madame SALMON sur sa guérison. Ces différents médecins parlent de la mauvaise foi de ceux qui ne reconnaissent pas leur valeur. Extrait d'"Apostrophes" du 14-10-77 dans lequel le professeur SCHWARTZENBERG répondant au docteur PRADAL traite SOLOMIDES de charlatan. Ces différents médecins parlent de leurs démêlés avec la justice. Ils expliquent les problèmes de diffusion de leurs médicaments et le refus d'expérimentation officielle. Interview du professeur LAPRAS de l'école vétérinaire de Nantes. Danièle TURBANT (Groupe d'Action des Sclérosés en plaques) et le docteur LACAZE animent des associations de malades pour la diffusion des médecines parallèles. Débat en plateau du professeur Michel BOIRON, directeur de l'Institut de recherche sur les leucémies et du professeur Henri Laborit, membre du comité d'éthique médicale."
    En mars 2014, la portion restante de cette vidéo ne dure plus que 6mn53s.

Références

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Solomid%C3%A8s
  2. http://www.conseilslucbodin.com/archives/2011/01/22/20192968.html L'auteur de la fiche est Luc Bodin
  3. http://lucadeparis.free.fr/infosweb/solomides.htm L'historique des démélés judiciaires Solomidès, selon un défenseur des produits Solomidès, Beljansky etc.
  4. http://www.i-med.fr/spip.php?article207 Internet et gogothérapie
  5. http://www.lepoint.fr/actualites-societe/laboratoire-clandestin-de-medicaments-quatre-personnes-mises-en/920/0/251164 Article du Point 2008
  6. http://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/sclerose-en-plaques-attention-aux-risques-potentiels-de-certaines-therapies-alternatives-o57428.html Une mise en garde contre les thérapies alternatives et en particulier contre les produits Solomidès et évocation du cas d'une femme de 33 ans qui s'est présentée à l'hôpital avec une insuffisance respiratoire secondaire à une pneumopathie bilatérale à Pneumocystis carinii, nécessitant une assistance respiratoire pendant deux mois. C'est ce cas qui a amené au démantellement du laboratoire clandestin Solomidès en 2008
  7. http://conseilslucbodin.canalblog.com/tag/solomides L'avis de Luc Bodin qui est un médecin pro Solomidès
  8. http://dbloud.free.fr/onco.htm Jusqu'en juin 2008, ces remèdes étaient vendus illégalement en France par l'association "Choisis la Vie" (BP 5 – 69510 MESSIMY. Tél. 04 78 xx xx x3) sous forme de sirop, soluté injectable, crème et suppositoires sous les marques Sovita, Vitoral, Vitasup ou Vita. Cette association a été fondée en 1985 mais plusieurs de ses membres ont été mis en examen pour "exercice illégal de la pharmacie" et "tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme", à la suite de la découverte d'un laboratoire clandestin à Messimy dans le Rhône, comme cela a été annoncé dans le numéro 364 de la revue "Alternative Santé". La vice-présidente de l'association est Mme Christelle Charles – 8, xxx xxx FR 91270 Vigneux-sur-Seine (06 75 xx xx x9). L'auteur du blog, Denis Bloud, donne diverses informations pour que les consomateurs (ou les malades) puisse trouver comment continuer à se procurer les produits, il conseille aussi la cure amaroli de Christian Tal Schaller, les produits de Catherine Kousmine, de Mirko Beljanski, la cure Breuss etc.