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'''Viviane Schaller''' est une pharmacienne gérante d’un laboratoire d’analyses qui avait mis au point une méthode alternative de diagnostic de la maladie de Lyme.
 
'''Viviane Schaller''' est une pharmacienne gérante d’un laboratoire d’analyses qui avait mis au point une méthode alternative de diagnostic de la maladie de Lyme.
  
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Elle est au cœur d'une polémique au sujet de la maladie de Lyme, tant en France qu'à l'étranger. Le journal The Lancet a publié à ce propos un article en septembre 2011 "Antiscience and ethical concerns associated with advocacy of Lyme disease" (Anti-science et préoccupations éthiques associées au plaidoyer en faveur de la maladie de Lyme)  <ref>http://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(11)70034-2/abstract?rss=yesǑ</ref>. Traduction du résumé de l'article:<br>Le plaidoyer en faveur de la maladie Lyme est devenu une partie de plus en plus importante d'un mouvement anti-science qui nie non seulement la cause virale du SIDA mais aussi les avantages des vaccins et qui soutient des traitements médicaux alternatifs n'ayant pas fait leurs preuves (parfois dangereux). Quelques activistes dépeignent la maladie de Lyme, une maladie transmise par les tiques limitée géographiquement, comme une maladie qui est insidieuse, omniprésente, difficile de diagnostiquer et pratiquement incurable; ils avancent également que la maladie cause des symptômes pour la plupart non spécifiques qui peuvent être traités seulement avec des antibiotiques à long terme et d'autres traitements peu orthodoxes et non validés. Semblables à d'autres groupes anti-science, ces partisans ont créé une sélection pseudo-scientifique et alternative de praticiens, de recherches et de publications et ont coordonné des protestations publiques, accusé les opposants non seulement de corruption mais aussi de conspiration et ont suscité des mesures législatives pour contourner la médecine fondée sur des preuves et les données scientifiques soumises à l'évaluation par des pairs. Les relations et actions de quelques activistes, médecins et organismes commerciaux impliqués dans le plaidoyer en faveur de la maladie Lyme constituent une menace pour la santé publique.
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== Procédures pénales ==
 
Article "Lyme : les tenants des « méthodes alternatives » de nouveau condamnés" publié le 20/12/2016 dans le Journal International de Médecine (JIM)<ref>http://www.jim.fr/pharmacien/e-docs/lyme_les_tenants_des_methodes_alternatives_de_nouveau_condamnes__162736/document_actu_pro.phtml </ref>.
 
Article "Lyme : les tenants des « méthodes alternatives » de nouveau condamnés" publié le 20/12/2016 dans le Journal International de Médecine (JIM)<ref>http://www.jim.fr/pharmacien/e-docs/lyme_les_tenants_des_methodes_alternatives_de_nouveau_condamnes__162736/document_actu_pro.phtml </ref>.
  

Version du 18 décembre 2016 à 18:19

Viviane Schaller 2014.JPG

Viviane Schaller est une pharmacienne gérante d’un laboratoire d’analyses qui avait mis au point une méthode alternative de diagnostic de la maladie de Lyme.

Elle est au cœur d'une polémique au sujet de la maladie de Lyme, tant en France qu'à l'étranger. Le journal The Lancet a publié à ce propos un article en septembre 2011 "Antiscience and ethical concerns associated with advocacy of Lyme disease" (Anti-science et préoccupations éthiques associées au plaidoyer en faveur de la maladie de Lyme) [1]. Traduction du résumé de l'article:
Le plaidoyer en faveur de la maladie Lyme est devenu une partie de plus en plus importante d'un mouvement anti-science qui nie non seulement la cause virale du SIDA mais aussi les avantages des vaccins et qui soutient des traitements médicaux alternatifs n'ayant pas fait leurs preuves (parfois dangereux). Quelques activistes dépeignent la maladie de Lyme, une maladie transmise par les tiques limitée géographiquement, comme une maladie qui est insidieuse, omniprésente, difficile de diagnostiquer et pratiquement incurable; ils avancent également que la maladie cause des symptômes pour la plupart non spécifiques qui peuvent être traités seulement avec des antibiotiques à long terme et d'autres traitements peu orthodoxes et non validés. Semblables à d'autres groupes anti-science, ces partisans ont créé une sélection pseudo-scientifique et alternative de praticiens, de recherches et de publications et ont coordonné des protestations publiques, accusé les opposants non seulement de corruption mais aussi de conspiration et ont suscité des mesures législatives pour contourner la médecine fondée sur des preuves et les données scientifiques soumises à l'évaluation par des pairs. Les relations et actions de quelques activistes, médecins et organismes commerciaux impliqués dans le plaidoyer en faveur de la maladie Lyme constituent une menace pour la santé publique.

Procédures pénales

Article "Lyme : les tenants des « méthodes alternatives » de nouveau condamnés" publié le 20/12/2016 dans le Journal International de Médecine (JIM)[2].

Article "Maladie de Lyme : la condamnation de Viviane Schaller confirmée en appel", par Pierre France publié le 14/12/2016 sur le site rue89: Mercredi, la Cour d’appel de Colmar a reconnu Viviane Schaller coupable d’escroquerie à l’assurance maladie. Cette ancienne biologiste de Strasbourg devra rembourser 280 000€ à la Sécurité sociale après avoir systématiquement réalisé deux tests au lieu d’un pour détecter la maladie de Lyme.
Viviane Schaller, pharmacienne biologiste de Strasbourg qui réalisait systématiquement deux tests de détection de la maladie de Lyme au lieu d’un (voir nos précédents articles), a été reconnue coupable mercredi d’escroquerie par la Cour d’appel de Colmar, au préjudice de l’assurance maladie. La Cour l’a condamnée à neuf mois de prison avec sursis, ainsi qu’au remboursement de 280 000€, injustement perçus pendant son activité.
En première instance à Strasbourg, Viviane Schaller, 68 ans, avait été condamnée à une peine similaire. Son avocat, Me Julien Fouray, a annoncé son intention de se pourvoir en cassation mais cette dernière condamnation est exécutoire, autrement dit, l’ancienne biologiste va devoir rembourser la Sécurité sociale.
Elle avait comparu aux côtés de Bernard Christophe, qui commercialisait le « Tic Tox », censé soulager les patients atteints de la maladie de Lyme, une infection virale transmise par les tiques. Bernard Christophe avait aussi été condamné en première instance pour exercice illégal de la profession de pharmacien. Mais il a été victime à 67 ans d’une crise cardiaque samedi. [...][3].

Références

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