Health freedom movement i

Le Health freedom movement, qui pourait se traduire en français par "Mouvement pour la liberté en matière de santé", est une coalition libertaire[1] qui s'oppose à la réglementation des pratiques de santé[2] et plaide pour un accès accru aux soins de santé "non traditionnels".[3]

La John Birch Society est l'un des principaux défenseurs du Health freedom movement depuis au moins les années 1970, et le terme spécifique de "Health freedom movement" est utilisé aux États-Unis depuis les années 1990[3][4].

Les vitamines et les compléments ont été exemptés aux États-Unis des réglementations exigeant des preuves de sécurité et d'efficacité, en grande partie grâce à l'activisme du Health freedom movement. La croyance selon laquelle les suppléments et les vitamines peuvent améliorer de manière démontrable la santé ou la longévité et que leur utilisation n'a pas de conséquences négatives n'est pas largement acceptée par la communauté médicale[5]. Très rarement, de fortes doses de certaines vitamines entraînent un empoisonnement aux vitamines (hypervitaminose)[6].

Racines et base de soutien

Le Health freedom movement est une position libertaire qui ne s'aligne pas sur l'axe politique conventionnel gauche/droite. Le député républicain libertaire Ron Paul a présenté la loi sur la protection de la liberté de santé à la Chambre des représentants des États-Unis en 2005[7][8].

Parmi les célébrités qui soutiennent le mouvement, citons le musicien Sir Paul McCartney, qui déclare que les gens "ont le droit d'acheter des compléments alimentaires légitimes" et que "ce droit est aujourd'hui clairement menacé"[9], ainsi que la pop star et actrice Billie Piper, qui a participé à une marche à Londres en 2003 pour protester contre le projet de législation européenne visant à interdire les compléments vitaminés }osés[10].

Législation

États-Unis

Le Dietary Supplement Health and Education Act de 1994 (DSHEA) définit les compléments comme des aliments et autorise donc leur commercialisation, sauf si la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis prouve qu'ils présentent un risque significatif ou déraisonnable de préjudice, plutôt que d'exiger du fabricant qu'il prouve la sécurité ou l'efficacité du complément. La Food and Drug Administration ne peut prendre des mesures que si les producteurs font des allégations médicales sur leurs produits ou si les consommateurs de ces produits tombent gravement malades[11].

Un sondage national Harris d'octobre 2002 a montré qu'à l'époque, les consommateurs étaient encore très confus quant aux différences entre les compléments et les produits pharmaceutiques. Ainsi, 59 % des personnes interrogées croyaient que les compléments devaient être approuvés par une agence gouvernementale avant de pouvoir être commercialisés ; 68 % croyaient que les compléments devaient énumérer les effets secondaires potentiels sur leurs étiquettes ; et 55 % croyaient que les étiquettes des compléments ne pouvaient pas faire d'allégations de sécurité sans preuves scientifiques. Toutes ces croyances sont incorrectes en raison des dispositions de la DSHEA[12].

Une loi de l'État américain de Virginie accorde aux adolescents de 14 ans ou plus et à leurs parents le droit de refuser des traitements médicaux pour des maladies telles que le cancer, et de rechercher des traitements alternatifs tant qu'ils ont envisagé toutes les autres options médicales, présentée comme "significative pour la liberté de santé en Virginie"[13].

Europe En Europe, les auteurs et les militants du mouvement pour la liberté de choix en matière de santé estiment que les lois de l'Union européenne (UE), telles que la directive sur les compléments alimentaires et la directive sur les médicaments à usage humain (produits pharmaceutiques), réduiront leur accès aux compléments alimentaires et aux "médicaments" à base de plantes[14] Les producteurs, les détaillants et les consommateurs européens d'aliments diététiques ont protesté énergiquement contre cette législation, le mouvement pour la liberté de choix en matière de santé invitant ses partisans à "empêcher Bruxelles de tuer la médecine naturelle"[15]. 15] Des députés européens ont été accostés par des activistes qui distribuaient une vidéo de propagande accusant cinq commissaires européens de collusion corrompue avec les grandes entreprises pharmaceutiques dans le but de détruire le réseau alternatif de l'homéopathie et des "médecines naturelles"[16], bien qu'il soit apparu que la plupart des pratiques homéopathiques au Royaume-Uni sont illégales depuis quelques années et que les changements réglementaires européens proposés n'ont pas d'incidence matérielle[17][18][19].

En 2004, l'Alliance for Natural Health (ANH) et deux associations commerciales britanniques ont introduit une contestation juridique de la directive sur les compléments alimentaires, renvoyée devant la Cour européenne de justice par la Haute Cour de Londres[20]. Les juges européens ont estimé que les restrictions étaient légales, mais ont déclaré qu'il devait y avoir des procédures claires permettant d'ajouter des substances à la liste autorisée sur la base de preuves scientifiques. Ils ont également déclaré que tout refus d'ajouter un produit à la liste doit pouvoir être contesté devant les tribunaux[21]. Certains observateurs des médias pensent que cette législation entraînera l'émergence d'un marché noir et la disparition des contrôles sur les ingrédients et la qualité[22].

Liens externes

  • https://quackwatch.org/11Ind/bolen/ Une réponse à Tim Bolen (de son vrai nom Patrick Timothy Bolen). Stephen Barrett, MD. 6 février 2020.
    Lorsque de fausses idées sont attaquées, leurs promoteurs répandent souvent des mensonges sur les critiques. C'est arrivé à moi et à plusieurs autres qui ont critiqué à juste titre Hulda Clark, PhD, ND , une naturopathe non autorisée qui prétendait pouvoir guérir le cancer, le sida et de nombreuses autres maladies graves, parfois en quelques heures [1]. Clark est décédée des complications du myélome multiple (une forme de cancer) en septembre 2009. Au fil des ans, son réseau comprenait: [...]
  • https://anh-usa.org/team_member/robert-verkerk-ph-d/ On lit à propos de l'anglais Robert Verkerk sur le site de l'Alliance for Natural Health International: "Après avoir quitté l'Imperial College de Londres en 2002, il a fondé l'Alliance for Natural Health, qu'il dirige depuis. Son expérience, en tant que scientifique, militant et visionnaire, le tient en bonne place pour son double rôle de directeur exécutif et scientifique de l' ANH-Intl [ANH International] ainsi que de son bureau régional européen". Remarquons que sur le site "anhinternational.org", le siège de cette organisation est: ANH International, Old Station House, 78 Dorking Road, Chilworth, GU4 8NS, Royaume-Uni. [4] Sur ce même site [4] Robert Verkerk appelle à devenir un activiste [...] et à intervenir au niveau politique: "Nous sommes de plus en plus nombreux à en avoir assez de savoir quoi faire. Beaucoup d’entre nous ont perdu confiance en nos dirigeants politiques. Nous voulons des systèmes de soins de santé qui nous aident à optimiser notre santé, pas seulement à traiter les maladies. Nous voulons une transformation et une régénération de la santé. Nous voulons faire appel aux politiciens, aux gouvernements et aux chefs d'entreprise prêts à nous écouter." Cela ressemble fort à une invite à faire du lobbyisme politique.
  • https://www.nutranews.org/fr--s--entretien-avec-le-dr-robert-verkerk--678 Le lobbyisme de Robert Verkerk a trouvé une oreille attentive auprès du mensuel Nutra News, édité par la "Fondation pour le Libre Choix", qui publie en 2007 une interview de Robert Verkerk. En préambule à cette interview, Nutra News écrit: "Le Dr Robert Verkerk a eu l'heureuse idée, en 2002, de former l'ANH, initialement pour monter une campagne efficace, scientifique, juridique, médiatique et de lobbying dans l'objectif de stopper l'interdiction possible de milliers de suppléments nutritionnels à travers toute l'Europe.
    L'ANH est particulièrement active dans différentes parties de l'Europe, aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Inde, partout où la liberté des gens d'utiliser des produits de santé naturels est menacée par des réglementations mal conçues, inspirées par l'industrie pharmaceutique.
    La mission de l'ANH est maintenant la protection et la promotion de la santé naturelle dans le monde entier par l'utilisation d'une « bonne science » et de « bonnes lois »
    ", et met un lien vers de site web de l'alliance-naturel-health de Mr Verkerk.
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Références

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/Libertarianism
  2. author=Grossman LA| title=The origins of American health libertarianism. | journal=Yale J Health Policy Law Ethics | year= 2013 | volume= 13 | issue= 1 | pages= 76–134 | pmid=23815041 | url=https://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/eutils/elink.fcgi?dbfrom=pubmed&tool=sumsearch.org/cite&retmode=ref&cmd=prlinks&id=23815041
  3. https://www.cga.ct.gov/2013/rpt/2013-R-0337.htm 28 août 2013. 2013-R-0337 LIBERTÉ DE SANTÉ Par: James Orlando, analyste associé
  4. 4,0 et 4,1 https://www.anhinternational.org/our-work/activism/