Raphael Stricker : Différence entre versions

De Psiram
(Maladie des Morgellons)
 
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Version actuelle en date du 12 juillet 2019 à 20:29

Capture d'écran sur une vidéo mise en ligne le 27 avril 2017[1]

Raphael Stricker (Raphael Becher Stricker ou Raphael B. Stricker), né le 1er juillet 1950 à New York, est un médecin américain actuellement directeur médical de l'Union Square Medical Associates de San Francisco, un cabinet médical à San Francisco en Californie.

Il est l'un des chefs de file du groupe activiste ILADS qui émet des thèses au sujet de la maladie de Lyme (existence d'une maladie de Lyme chronique, formes cystiques et biofilms de la bactérie Borrelia en expliquant la chronicité, transmission sexuelle de celle-ci [2] [3] [4], l'existence d'une maladie des Morgellons, etc.) et des recommandations de traitement (antibiothérapies longues et autres interventions), thèses unanimement rejetées par les scientifiques les plus éminents et recommandations en contradiction avec celles de la communauté médicale internationale.

En 2000, il devint Membre de California Lyme Disease Association (CALDA), renommée par la suite, en 2011, LymeDisease.Org, il en est toujours, en 2017, le directeur médical. C'est également en 2000 que Stricker devint membre de l'ILADS, il en a été le Président élu de 2003 à 2005, le Président de 2005 à 2007 et, depuis 2011, le vice-Président. Il est (ou a été) aussi directeur de l'Institut de formation de l'Association (ILADEF) de l'ILADS qui forme les médecins à leurs méthodes. Les médecins passés par cette formation sont connus sous le nom de LLMDs (Lyme Literate Medical Doctors), en bref, les "Lyme doctors".

Jusque vers 2013, Raphael Stricker a siégé au Conseil médical consultatif de la société QMedRx Inc.. On lit dans une des études dont il est l'auteur principal, dans le paragraphe Disclosure/Divulgation (page 7): Le financement pour la révision du comité d'examen institutionnel, la collecte de données et l'analyse statistique a été fourni par QMedRx Inc. et la Fondation Turn the Corner. RBS (Raphael Becher Stricker) et CLG siègent au groupe consultatif volontaire de QMedRx Inc mais n’ont aucun lien financier avec la société. [5]). La Société QMedRx Inc. a eu des ennuis avec les autorités des USA en raison de fraudes aux assurances santé gouvernementales.

Sanction pour fraude scientifique (25 juin 1993)

En 1993, le Bureau de l’intégrité de la recherche (ORI) dépendant du Département de la santé publique américain rendait compte de ses investigations portant sur la fraude impliquant des équipes de recherche travaillant pour lui.

Les National Institutes of Health (NIH, qu'on peut traduire par Instituts Nationaux de Santé) sont des institutions gouvernementales des États-Unis qui s'occupent de la recherche médicale et biomédicale. Ils dépendent du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis. Les NIH sont constitués de deux parties, l'une dite intra-murale menant et finançant les propres recherches de l'institut, l'autre extra-murale soutenant financièrement des projets de recherche au sein des universités américaines. [6]

Dans le NIH GUIDE Volume 22, Number 23 [7], on lit :

Raphael B. Stricker, M.D., Université de California à San Francisco.
Une enquête menée par l'Université a révélé que le Dr Stricker a falsifié les données pour un manuscrit et une publication soutenue par le PHS [Public Health Service] rendant compte de recherches sur le SIDA. Dans le manuscrit, le Dr Stricker a supprimé sélectivement les données qui ne corroboraient pas son hypothèse et a indiqué des résultats toujours positifs alors que seule une des quatre expériences avait produit des résultats positifs. Dans la publication, le Dr Stricker a signalé qu'un anticorps a été trouvé chez 29 des 30 homosexuels, mais pas chez les non homosexuels. Cependant, les données de contrôle du Dr Stricker, qu'il a supprimées, ont montré l'anticorps chez 33 des 65 personnes non homosexuelles. Les données falsifiées ont servi de base à une demande de grant [subvention] aux Instituts Nationaux de Santé. l'ORI [Office of Research Integrity [8]] a souscrit aux conclusions de l'Université. Le Dr Stricker a signé un Voluntary Exclusion and Settlement Agreement [Exclusion Volontaire et Accord transactionnel] dans lequel il a accepté de ne pas demander de subventions fédérales ou de fonds contractuels et de ne pas siéger à des Comités consultatifs du PHS, à des Conseils ou à des groupes d'examen par les pairs pendant une période de trois ans commençant le 1er avril 1993. La publication "Target platelet antigen in homosexual men with immune thrombocytopenia" dans le New England Journal of Medicine, 313: 1315-1380, 1985 a été rétractée (New England Journal of Medicine, 325: 1487, 1991).

L'article falsifié par Stricker

L'original de l'article Target Platelet Antigen in Homosexual Men with Immune Thrombocytopenia publié dans le New England Journal of Medicine (en abrégé N Engl J Med ou NEJM) en 1985 est consultable ici [9], avec en haut la mention "A Retractation Has Been Published", et les commentaires expliquant la raison de la rétractation effectuée en 1991 ici [10], signés par Marc A. Shuman, M.D.; Laurence Corash, M.D.; Donald I. Abrams, M.D. [donc signés par les trois co-auteurs de l'article de Stricker].
University of California, San Francisco School of Medicine
Karl J. Hittelman, Ph.D.
University of California, San Francisco Office of the Academic, Vice Chancellor, San Francisco, CA 94143

Commentaires à propos de la rétraction en 1991 de l'article publié par Stricker en 1985

Dans le New England Journal of Medicine

Les données suggérant que les personnes atteintes du sida ou de pathologies liées au SIDA peuvent avoir un anticorps contre une protéine plaquettaire de 25-kda qui n'est pas présente chez les personnes sans ce diagnostic ont été signalées par nos laboratoires (Stricker RB, Abrams DI, Corash L, Shuman MA. Target platelet antigen in homosexual men with immune thrombocytopenia. N Engl J Med 1985; 313: 1375–80). Au cours d'une enquête menée par l'UCSF [University of California at San Francisco] dans les données de cet article, après avoir posé des questions sur d'autres travaux de R.B. Stricker, on a découvert que certains des Western Blots effectués par le Dr. Stricker avec un sérum "contrôlant" (c'est-à-dire le sérum de sujets sans SIDA ou sans pathologies liées au SIDA) avaient également été positifs pour une bande de approximativement 25 kda. Le Dr Stricker n'a pas fourni cette information à ses collègues et, par conséquent, le document cité suggère que la bande de plaquettes de 25 kda est spécifique pour les patients infectés par le VIH.

Le fait que la bande puisse également être trouvée dans le sérum de patients sans SIDA ou sans pathologies liées au SIDA montre qu'elle n'est pas spécifique à l'infection par le VIH, et l'hypothèse selon laquelle l'anticorps peut expliquer partiellement la thrombopénie chez les hommes homosexuels est invalide. Cette interprétation est également soutenue par notre constat que, avec la même technique d'immunoblot Western que celle rapportée dans le document, des échantillons de sérum normaux de trois volontaires ont également donné une bande de 25 kda. En outre, les rapports d'autres groupes n'ont pas réussi à trouver un anticorps spécifique contre la protéine de 25 kda chez les patients infectés par le VIH et la thrombocytopénie immunitaire. Nous désirons donc rétracter le papier. [10]

Dans The New York Times (21 novembre 1991)

Article "Results of AIDS Experiment Are Retracted After Inquiry":
[...] Les officiels à l'Université de Californie à San Francisco ont dit que le chercheur, docteur Raphael B. Stricker, un spécialiste du sang, a été renvoyé l'année dernière après une enquête.
"Je caractériserais cela comme une violation du code de conduite quant à l'honnêteté intellectuelle," a dit docteur Karl J. Hittelman, vice-chancelier associé pour les affaires universitaires. Une défense vigoureuse.
Mais le Dr Stricker a nié avoir agi incorrectement et n'a pas signé la rétractation. "Ce qui a été publié comme une rétractation est une fausse représentation de ce qui s'est passé", a-t-il déclaré dans une interview aujourd'hui. "Les données dans l'article sont correctes. Il n'y a vraiment aucun problème de dissimulation de données." [...] [11].

Dans le quotidien San Francisco Chronicle (21 novembre 1991)

L'article "UCSF Claims Fired Doctor Covered Up Data In AIDS Paper" signé Charles Petit, Chronicle Science Writer, étant en accès payant, on pourra en retrouver la copie dans un forum ici [12]: University of California at San Francisco officials fired a blood specialist after accusations that he covered up data in a 1985 paper on AIDS biology (Les officiels de l'Université de Californie de San Francisco ont viré un spécialiste de sang après des accusations selon lesquelles qu'il a dissimulé des données dans un papier de 1985 sur la biologie du SIDA).
Le médecin accusé, le Dr Raphael B. Stricker, a nié les charges qui lui ont coûté en septembre 1990 son poste de professeur adjoint de médecine de laboratoire.
Son licenciement, rendu public hier, faisait suite à une enquête confidentielle déclenchée par des rapports d'irrégularités dans un autre article dont Stricker était co-auteur.
Le secret autour de l'affaire s'est effondré cette semaine avec la publication du New England Journal of Medicine d'aujourd'hui dans laquelle trois chercheurs de l'Université de Californie de San Francisco se rétractent formellement d'un papier qu'ils ont publié avec Stricker dans le journal en 1985.
Une lettre au journal des trois [chercheurs], les Drs. Marc A. Shuman, Laurence Corash et Donald I. Abrams, et également signée par le vice-chancelier adjoint aux affaires académiques de l'Université de Californie de San Francisco, le Dr Karl J. Hittelman, a dit que le papier était faussé par une "sélection de données injustifiée » [effectuée] par Stricker.
Stricker, 41 ans, diplômé de l'École de médecine de l'Université de Columbia, est actuellement médecin membre du personnel du California Pacific Medical Center à San Francisco.
Il a dit que l'université a "mal interprété ce qui est arrivé" et a dit qu'il est la victime "d'un ordre du jour" à l'université. "Ils ont d'autres cas où ils ont couvert la faute et ceci (licenciement) est une tentative de montrer qu'ils peuvent poursuivre." Il a dit qu'il envisage de poursuivre en justice l'Université. [...]
Stricker soutient que les données qu'il a exclues sont sans pertinence car elles concernent un anticorps différent. Hittelman, cependant, a déclaré que le comité a conclu que Stricker avait violé le "code de conduite relatif à l'honnêteté intellectuelle. Il s'agissait d'un examen très approfondi".

Maladie des Morgellons

Morgellons est le nom choisi en 2002 par Mary Leitao, pour expliquer les problèmes de peau de son fils âgé de 3 ans. Leitao a regardé la peau de son fils sous un microscope et y a trouvé des fibres et a décidé qu'elle avait découvert une nouvelle maladie caractérisée par des fibres sortant de lésions et a créé en 2004 une fondation "Morgellons Research Foundation" à but non lucratif dont deux membres du conseil consultatif médical sont le Dr Stricker et Ginger Savely (nom complet Victoria R. Savely) [13]. L'idée des Morgellons s'est alors répandue sur Internet. [14] [15][16] [17]

En 2006, Stricker, Savely et Leitao publièrent un document émettant diverses considérations à propos de la présumée maladie des Morgellons que l'on peut consulter dans son intégralité sur le site web de l'infirmière Ginger Savely [18].

Étude "Association of spirochetal infection with Morgellons disease" [version 1; referees: 2 approved]" publiée en 2013 dans une revue controversée F1000Research [19]
Auteurs : Marianne J Middelveen1, Divya Burugu2, Akhila Poruri2, Jennie Burke3, Peter J Mayne1, Eva Sapi2, Douglas G Kahn4, Raphael B Stricker1
Author details :
1 International Lyme and Associated Diseases Society, Bethesda, MD, 20827, USA
2 Department of Biology and Environmental Science, University of New Haven, West Haven, CT, 06516, USA
3 Australian Biologics, Sydney, 2000, Australia
4 Department of Pathology, Olive View-UCLA Medical Center, Sylmar, CA, 91342, USA

Cette étude affirme que les filaments émergeants des plaies seraient faits de kératine et de collagène, contrairement aux études du CDC qui concluent que ces fibres seraient faites de cellulose, probablement du coton. [20]
Il y est également affirmé que la dite maladie des Morgellons aurait quelque chose à voir avec la maladie de Lyme.

Voir tout en bas l'objection du lecteur (membre de la faculté F1000) du 13 oct 2013 :
Steven Salzberg, Institut de médecine génétique McKusick-Nathans, Université Johns Hopkins, États-Unis
Cet article contient de très graves lacunes scientifiques et n'aurait jamais dû être publié. Le trouble appelé «maladie des Morgellons» (MD) n'a été décrit que récemment, sur la base des autodiagnostics des patients. Il a été examiné de manière approfondie et n'a révélé aucune base [d'origine] physique. Le CDC a rapporté (http:// www.cdc.gov/ unexplaineddermopathy/) que les fibres sur la peau des patients étaient des fibres vestimentaires. [...]"

Remarquer aussi que dans le processus de révision de l'article (tel qu'il se pratique chez F1000Research) l'article a été approuvé par la suissesse Judith Miklossy qu'on voit apparaître souvent dans les conférences ILADS, par l'autrichien Bernhard Zelger qu'on voit souvent apparaître dans les conférences ou réunions de la Deutsche Borreliose Gesellschaft, laquelle promeut les guidelines de l'ILADS, et par l'anglais John English qui publiera en 2015 une étude Morgellons : a novel dermatological perspective as the multisystem infective disease borreliosis avec comme co-auteurs Peter J. Mayne, Edward J Kilbane, Jennie M Burke, Marianne J. Middelveen, Raphael Stricker. [21] Bref, les approbations de l'article sont toutes des personnes pro-ILADS. Peut-on considérer qu'il s'agit d'une véritable revue par des pairs ?

A propos des autres co-auteurs de l'étude ci-dessus de 2013, on apprend que Jennie Burke et Peter Mayne sont des élèves de Eva Sapi [22], Divya Burugu et Akhila Poruri, toutes deux jeunes diplômées travaillant à l'University of New Haven (où Eva Sapi dirige une équipe de recherche) co-publient des études avec Eva Sapi, quant à Douglas G Kahn, il est co-auteur de publications avec Raphael Striker ...

Les vaccins contre la polio et l'origine du SIDA

Raphael Striker, qui s'intéressait déjà depuis quelques années au SIDA, a été l'un des auteurs qui publiaient des articles en faveur de cette théorie. Les deux plus cités sont Polio Vaccines and the Origin of AIDS publié dans Research Virology début 2003 et Polio Vaccines and the Origin of AIDS publié dans Medical Hypotheses en 2004. Tous deux ont pour co-auteur Blain F. Elswood, un activiste du SIDA de l'Université de Californie de San Francisco et un collègue de Striker.

Il semble que pendant la controverse sur l'origine du VIH, les deux articles ne pouvaient pas être consultés. Ils n'ont été rendus consultables qu'en 2012 à titre d'illustration de la polémique [23] et [24]. L'article dans Research Virologie était cependant accompagné d'une note du comité de rédaction:

"Le docteur Koprowski, dont le nom et le rôle ont été mentionnés dans la lettre ci-dessus, est évidemment encouragé à répondre s'il souhaite le faire.
Cependant, le Comité de rédaction de Research in Virology a jugé approprié de donner son avis sur la possibilité soulevée par les Drs. Stricker et Elswood que l'origine de l'épidémie de SIDA peut avoir été les campagnes de vaccination contre la polio menées en Afrique dans les années cinquante.
Il est légitime de soulever des questions sur l'origine encore mystérieuse de l'épidémie de SIDA et de ne pas exclure le rôle des actions médicales.
Cependant, les données disponibles indiquent que le VIH1 n'est pas présent, ni aucun virus apparenté (SIV), dans les macaques rhésus sauvages et chez les singes cynomolgus, qui étaient les sources de cultures rénales utilisées pour produire le poliovirus pour les vaccins jusqu'en 1961. Seuls deux macaques Les colonies ont été infectées dans les Centres de Primés des États-Unis dans les années soixante-dix, avec le soi-disant SIVmac, probablement issu de l'inoculation expérimentale de SIVmm, un virus qui a infecté une colonie de mangabites de suie africaines et qui a apparemment infecté certains animaux de cette même espèce en Afrique.
À partir de 1961, les vaccins contre la polio ont été préparés à partir de cellules dérivées de singes et de babouins verts africains (ceci était dû à la contamination par le SV40 des macaques rhésus).
Ces deux espèces de singes peuvent être infectées par un retrovirus du type SIV, mais qui est différent de SIVmac et SIVmm.
L'analyse de la séquence nucléotidique des génomes de ces différents rétrovirus de primates indique que tous sont très éloignés du VIH1 et ne peuvent donc pas être à l'origine récente du dernier virus.
En outre, des études de PCR rétrospectives de tissus d'un marin britannique décédé d'un sida en 1959 indiquent la présence de VIH1 chez un adulte européen déjà à cette époque.
Le virus de la primate le plus proche du HIV1 est le virus CPZ isolé des lymphocytes d'un chimpanzé capturé au Gabon. Étant donné que les tissus de chimpanzés n'ont jamais été utilisés pour la production de poliovirus, il est difficile d'imaginer comment une contamination massive des vaccins contre la polio par un virus rarement détectable chez les chimpanzés pourrait avoir eu lieu". [23].

Dans le journal renommé Nature est publié le 14 September 2000 un article Tests fail to support claims for origin of AIDS in polio vaccine de David Dickson: The hypothesis that AIDS has its origins in a contaminated polio vaccine used in Africa in the late 1950s suffered a significant knock this week. Tests on samples of the vaccine, in storage for over 40 years, have shown no trace of HIV or its primate antecedent SIV. (traduction: L'hypothèse selon laquelle le SIDA a son origine dans un vaccin antipoliomyélitique contaminé utilisé en Afrique à la fin des années 1950 a subit d'un revers important cette semaine. Les tests sur des échantillons du vaccin, stockés depuis plus de 40 ans, n'ont montré aucune trace du VIH ou de son antécédent chez les primates, le VIS [Virus de l'Immunodéficience Simiesque].) [25]

Nature publie de nouveau le 22 avril 2004 l'article Origin of AIDS: contaminated polio vaccine theory refuted (Origine du sida: la théorie des vaccins polio contaminés réfutée). [26] Abstract/résumé), traduction:

"En dépit de fortes preuves du contraire, la spéculation continue que le virus du SIDA, le virus humain d'immunodéficience de type 1 (VIH-1), peut être transmis aux humains en raison de la contamination par le vaccin polio oral (OPV). Cette « théorie OPV / SIDA » prétend que les chimpanzés des environs de Stanleyville - maintenant Kisangani en République démocratique du Congo - ont été la source d'un virus d'immunodéficience simienne (SIVcpz) qui a été transmis aux humains lorsque les tissus des chimpanzés auraient été utilisés dans la préparation du OPV. Ici, nous montrons que SIVcpz est en effet endémique chez les chimpanzés sauvages de cette région, mais que le virus circulant est phylogénétiquement distinct de toutes les souches du VIH-1, fournissant ainsi une preuve directe que ces chimpanzés n'étaient pas la source de la pandémie humaine du sida."

Voir l'article "Le lien entre le HIV et le vaccin Polio discrédité (débunké)" publié par le blog Rougeole épidémiologie le 18 avril 2014 [27] et l'article "Rumeurs & Négation - Le révisionnisme du sida: bien vivant sur le net" publié le 30 juin 2011 [28]

Stricker sanctionné par le Conseil médical de l'État de Californie en janvier 2019

Les faits reprochés figurant dans l'acte d'accusation (traduction Deepl) [29] :

Faits

5. L'intimé pratique l'hématologie et l'immunothérapie. Il est propriétaire de sa pratique [cabinet médical] individuelle et emploie une infirmière praticienne (Ginger Savely) qu'il supervise conformément à des procédures normalisées qu'il examine et signe chaque année avec l'infirmière praticienne. Les procédures normalisées autorisent le champ d'exercice de l'infirmière praticienne sous la supervision de l'intimé dans son cabinet. Les procédures normalisées exigent que l'intimé, en tant que médecin superviseur, collabore avec l'infirmière praticienne, participe avec elle à la prise de décisions cliniques, soit disponible pour consultation en tout temps et qu'il examine les dossiers des patients. Les procédures normalisées exigent en outre que l'infirmière praticienne discute avec l'intimé de l'évaluation, du diagnostic et du plan de prise en charge des nouveaux patients. L'intimé a déclaré qu'il supervise étroitement son infirmière praticienne.

Visite du 26 mai 2015

6. La patiente P-1, une femme de 58 ans, s'est présentée pour la première fois au bureau de l'intimé le ou vers le 26 mai 2015. L'infirmière praticienne de l'intimé a vu P-1 et a enregistré les principales plaintes concernant la maladie des Morgellons et la maladie de Lyme.
7. La maladie des Morgellons, aussi connue sous le nom de syndrome d'Ekbom ou parasitose délirante, est un trouble psychiatrique caractérisé par la conviction du patient qu'il ou elle est infesté de parasites. Il n'existe pas de test de diagnostic pour cette maladie, sauf pour l'absence de parasites. La maladie de Lyme est une maladie infectieuse causée par différentes souches et espèces de bactéries Borrelia. Elle se transmet par les tiques et a une forme aiguë et chronique. Le diagnostic peut être fait cliniquement dans la forme aiguë, mais le diagnostic de sa forme chronique exige habituellement la preuve sérologique, c.-à-d. l'essai pour la présence des anticorps.
8. Lors de sa nomination, P-1 a rapporté qu'en 2013, elle a remarqué des sensations de "morsures" sur ses jambes et a vu des "insectes et parasites". P-1 a dit qu'elle avait pris de l'albendazole et de la perméthrine, des médicaments antiparasitaires. Le jour de sa visite, P-1 a fait état de "parasites de la peau : ... éclosion de son corps" et de "parasites provenant du cuir chevelu, du visage, du nez, des yeux". Un examen physique a révélé des lésions cutanées sur son cuir chevelu, sa main et son genou, mais aucune trace de parasites.
9. P-1 s'est également plainte de douleurs articulaires et musculaires, de sueurs nocturnes, de maux d'estomac, de ballonnements, de constipation et de "brouillard au cerveau", entre autres choses. P-1 ne se souvenait pas d'une piqûre de tique ou une éruption érythémateuse migratrice, qui se développe comme un symptôme précoce de la maladie de Lyme.
10. L'infirmière praticienne a diagnostiqué la maladie de Lyme chronique et la maladie des Morgellons. Elle a également diagnostiqué un reflux gastro-oesophagien pathologique (RGO) et un ulcère gastro-duodénal.
11. Sous la supervision de l'intimé, l'infirmière praticienne a prescrit à la patiente I00 mg deux fois par jour de doxycycline, un antibiotique, et 12 mg par jour d'ivermectine, un antiparasitaire, entre autres médicaments. Les ordonnances ont fourni à P-1 90 jours de médicaments de prescription : une fourniture initiale pour 30 jours et deux renouvellements autorisés.

Visite du 6 juillet 2015

12. P-1 est retournée au bureau de l'intimé le ou vers le 6 juillet 2015, où l'infirmière praticienne l'a vue pour un rendez-vous de suivi. P-1 prenait encore l'ivermectine antiparasitaire, mais avait arrêté de prendre l'antibiotique doxycycline trois jours plus tôt, parce qu'elle croyait que cela lui faisait mal au ventre. P-1 a rapporté une aggravation des lésions cutanées avec des "fibres". Elle a également fait état d'essoufflement, de sueurs, de douleurs musculaires et articulaire.
13. Les résultats de laboratoire de P-1 étaient normaux, à l'exception des résultats indiquant la présence actuelle ou passée d'Helicobacter pylori, un type de bactérie qui peut causer une inflammation de la paroi de l'estomac et des ulcères gastriques. Son test de la maladie de Lyme était négatif.
14. L'infirmière praticienne a documenté ses impressions sur l'intimé [lequel] continuait toujours à inclure la maladie des Morgellons et la maladie de Lyme chronique. Elle a révisé le diagnostic précédent, gastroesophageal reflux disease (GERD)/"Ulcère peptique", en ulcère peptique causé par Helicobacter pylori.
15. Vraisemblablement pour traiter l'Helicobacter pylori suspecté de la patiente, dont le traitement nécessite plusieurs types d'antibiotiques spécifiques, et/ou pour essayer d'éviter des maux d'estomac signalés par la patiente avec la doxycycline, l'infirmière praticienne lui a prescrit deux nouveaux types d'antibiotiques : amoxicilline et Biaxine, un nom commercial pour la clarithrcimycine antibiotique.
16. L'infirmière praticienne a conseillé à P-1 de faire un suivi auprès de son médecin traitant, d'obtenir des tests de dépistage répétés de la maladie de Lyme dans deux mois et de revenir au bureau de l'intimé dans trois mois.

Traitement ultérieur

17. Le 20 août 2015, P-1 a annulé son rendez-vous de trois mois en disant qu'elle ne souhaitait plus être patiente au cabinet de l'intimé parce qu'elle n'avait constaté aucune amélioration après avoir pris des antibiotiques pendant plusieurs mois. La patiente a indiqué qu'elle continuait à prendre ses antibiotiques, l'amoxicilline et la Biaxine, ainsi que l'ivermectine antiparasitaire.
18. Le 24 août 2015, l'intimé a renouvelé la prescription de la doxycycline, un antibiotique de la patiente, lui prescrivant un approvisionnement supplémentaire d'un mois avec deux renouvellements autorisés.
19. Un an plus tard, la patiente a obtenu les analyses sanguines qui lui avaient été demandées le 6 juillet 2015. Le 30 août 2016, P-1 est retourné au bureau de l'intimé et l'infirmière praticienne a examiné les résultats de laboratoire avec elle. Les tests de dépistage de la maladie de Lyme se sont à nouveau révélés négatifs. La patiente continuait à se plaindre de parasites, y compris des "insectes qui éclosent". La patiente a également signalé des douleurs à l'estomac, surtout à cause d'aliments acides. P-1 a dit qu'elle avait récemment redémarré l'antibiotique doxycycline et l'anti-parasitaire albendazole.
20. Les diagnostics de l’infirmière praticienne de P-'1 sont restés la maladie des Morgellons, la maladie de Lyme chronique, et la maladie d’ulcère peptique causée par Helicobacter pylori. Le plan de traitement documenté de l’infirmière praticienne consistait à répéter le travail de laboratoire de P-1 et à prescrire, entre autres médicaments, l’antibiotique azithromycine, l’ivermectine antiparasitaire et le nitazoxanide.
21. P-1 n'est pas revenu pour une visite de suivi. Le 17 octobre 2016, P-1 a appelé le bureau de l'intimé et s'est plainte, entre autres choses, de médicaments coûteux et a contesté son diagnostic de maladie de Lyme. Le bureau de l'intimé a envoyé un avis de cessation des soins à P-1 le lendemain.

PREMIÈRE CAUSE DE DISCIPLINE

(Négligence répétée : Diagnostic insuffisamment étayé)

22. Sous la supervision de l'intimé, l'infirmière praticienne a diagnostiqué une infection de Maladie de Lyme chronique lors de sa première visite et de ses visites subséquentes. Les symptômes non spécifiques de la patiente et les multiples résultats de laboratoire négatifs pour la maladie de Lyme n'appuyaient pas ce diagnostic.
23. Le fait que l'intimé n'ait pas veillé à ce que le diagnostic de P-1 soit étayé comme il convient par ses antécédents médicaux, son examen physique et ses résultats de laboratoire constitue un écart par rapport à la norme de soins.
24. La conduite de l'intimé telle que décrite ci-dessus et en conjonction avec les autres causes de mesures disciplinaires constitue une conduite non professionnelle passible de mesures disciplinaires en vertu de l'article 2234, paragraphe (c) (négligence répétée) du Code.

DEUXIÈME CAUSE DE DISCIPLINE

(Négligence grave et répétée : traitement inapproprié)

25. L'intimé et l'infirmière praticienne qu'il supervise ont traité P-1 avec des doses excessives d'antibiotiques. Bien que la doxycycline soit le médicament approprié pour traiter la maladie de Lyme, le traitement approprié est de 30 jours. Sous la supervision de l'intimé, l'infirmière praticienne a prescrit à la patiente un approvisionnement de 90 jours de doxycycline le 26 mai 2015 : un approvisionnement initial de 30 jours et deux renouvellements autorisés. Le 24 août 2015, l'intimé a renouvelé la prescription pour un autre approvisionnement de 90 jours de doxycycline (un approvisionnement d'un mois avec deux renouvellements autorisés).
26. L'infirmière praticienne a également prescrit d'autres antibiotiques nonoxycycliniques à P-1, probablement pour traiter sa suspicion d'Helicobacter pylori. Le traitement antibiotique approprié pour éradiquer Helicobacter pylori est de 14 jours. A la fin de la visite P-1 du 6 juillet 2015, l'infirmière praticienne lui a prescrit une quantité inconnue d'antibiotiques supplémentaires, vraisemblablement pour traiter Helicobacter pylori présumé. De plus, le plan de traitement de l'infirmière praticienne à la suite de la visite P-1 du 30 août 2016 indique qu'elle a prescrit à P-1 un approvisionnement supplémentaire de 30 jours d'antibiotiques, ciblant aussi apparemment Helicobacter pylori.
27. En ce qui concerne le traitement antiparasitaire de P-1, bien que l'ivermectine puisse être utilisée pour traiter les parasites, elle n'a aucune indication pour la maladie des Morgellons (parasitose délirante). Le traitement des Morgellons devrait être laissé à la psychiatrie ; il ne devrait pas être traité avec des agents antiparasitaires. Sous la supervision de l'intimé, l'infirmière praticienne a diagnostiqué la maladie des Morgellons à P-1, mais a prescrit de l'ivermectine à la patiente. P-1 a indiqué qu'elle continuait de prendre de l'ivermectine lors de ses visites ultérieures au bureau de l'intimé en 2015 et 2016.
28. Le traitement supervisé de P-1 par des antiparasitaires, malgré le diagnostic de parasitose délirante de P-1 et l'administration excessive d'antibiotiques, constitue un écart extrême par rapport aux normes de soins.
29. La conduite de l'intimé telle que décrite ci-dessus constitue une conduite non professionnelle passible de mesures disciplinaires contre sa license [son permis d'exercer] en vertu de l'article 2234, sous-section (b) (négligence grave) du Code. Par ailleurs, la conduite de l'intimé, conjointement avec les autres causes de mesures disciplinaires, constitue une conduite non professionnelle passible de mesures disciplinaires à l'encontre de sa license en vertu de l'article 2234 du Code, sous-section (c) (négligence répétée).

TROISIÈME CAUSE DE DISCIPLINE

(Négligence répétée : absence de consentement éclairé)

30. Ni l'intimé ni l'infirmière praticienne qu'il supervise n'ont obtenu le consentement éclairé de P-1 pour le traitement dispensé par l'infirmière praticienne, notamment pour communiquer à P-1 les indications, les risques et les avantages du traitement. Il est particulièrement important d'obtenir un consentement éclairé lorsque l'on utilise des médicaments en-dehors des indications prévues, comme la prescription d'ivermectine pour la maladie des Morgellons.
31. Le défaut de l'intimé de s'assurer que le consentement éclairé de sa patiente a été obtenu constitue un écart par rapport à la norme de soins.
32. La conduite de l'intimé telle que décrite ci-dessus et en conjonction avec les autres causes de discipline constitue une conduite non professionnelle passible de mesures disciplinaires contre sa license.

PRIÈRE

PAR CONSÉQUENT, la plaignante [Kimberly Kirchmeyer, Executive Director, Medical Board of California, Department of Consumer Affairs, State of California] demande la tenue d’une audience sur les faits allégués aux présentes et que, à la suite de cette audience, le Conseil [Board] rende une décision: 1. Révoquer ou suspendre le certificat de médecin et de chirurgien numéro G 44866, délivré à l'intimé; 2. Révoquer, suspendre ou refuser l'approbation du pouvoir de l'intimé de superviser des assistants médicaux et des infirmières en pratique avancée; 3. Ordonner à l'intimé, s'il est mis en probation, de payer au Conseil les coûts de la surveillance de la probation; et 4. Prendre toute autre mesure jugée nécessaire et appropriée.

DATÉE : 31 janvier 2019

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Références

  1. https://www.youtube.com/watch?v=p2zF-phkEVE
  2. https://f1000research.com/articles/3-309/v1 Culture and identification of Borrelia spirochetes in human vaginal and seminal secretions [version 3; referees: 2 approved, 2 not approved]. Marianne J. Middelveen1, Jennie Burke2, Eva Sapi3, Cheryl Bandoski3, Katherine R. Filush3, Yean Wang2, Agustin Franco2, Arun Timmaraju3, Hilary A. Schlinger1, Peter J. Mayne1, Raphael B. Stricker1 [Stricker est l'auteur à qui toute correspondance doit être adressée au sujet de l'article de recherche]
    Author details
    1 International Lyme and Associated Diseases Society, Bethesda, MD, 20827-1461, USA [Bethesda est l'adresse de l'ILADS]
    2 Australian Biologics, Sydney, NSW 2000, Australia
    3 Department of Biology and Environmental Science, University of New Haven, West Haven, CT, 06516, USA
    Article publié le 27 avril 2015, après maintes relectures, dans F1000Research, une obscure revue en Open access.
  3. http://norvect.no/conference/conference-2015/speakers/#raphael_b_stricker Raphael Stricker a participé les 30-31 mai 2015 à une conférence ILADS à Oslo en Norvège, un de ses deux exposés était consacré à la transmission sexuelle de la bactérie Borrelia ainsi qu'à sa recherche "Culture and identification of Borrelia spirochetes in human vaginal and seminal secretions"
  4. http://norvect.no/the-norvect-movies-2015/ On peut voir, et écouter, l'exposé "NorVect 2015, Lecture 18, Raphael B. Stricker, MD: Sexual transmission of Lyme Disease" de Stricker
  5. Stricker et al Sept 2011 Dove Press article on IV antibiotic therapy (l'article complet au format PDF
  6. https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Institutes_of_Health
  7. https://grants.nih.gov/grants/guide/notice-files/not93-177.html FINAL FINDINGS OF SCIENTIFIC MISCONDUCT NIH GUIDE, Volume 22, Number 23, June 25, 1993. (Le passage concernant le Dr. Stricker est le dernier de la liste)
  8. https://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Office_of_Research_Integrity
  9. http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM198511283132202#t=article
  10. 10,0 et 10,1 http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM199111213252106 Retraction: Stricker RB, Abrams DI, Corash L, Shuman MA. Target platelet antigen in homosexual men with immune thrombocytopenia. N Engl J Med 1985; 313:1375-80. N Engl J Med 1991; 325:1487 November 21, 1991
  11. http://www.nytimes.com/1991/11/21/us/results-of-aids-experiment-are-retracted-after-inquiry.html
  12. https://www.lymeneteurope.org/forum/viewtopic.php?t=627 (anglais)
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  20. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0029908 Clinical, Epidemiologic, Histopathologic and Molecular Features of an Unexplained Dermopathy publié le 25 janvier 2012
  21. https://www.semanticscholar.org/paper/Morgellons-%3A-a-novel-dermatological-perspective-as-Mayne-English/973081fef609b02c78efa3a7bfc5cdafa87956f4
  22. https://ww2.eventrebels.com/er/CFP/AgendaAtAGlance.jsp?CFPID=478&ScreenID=130&DisplayPresenterID=66165&DisplayProgramItemID=57506&DisplayProgramSessionID=20552&Token=HCMTJS4F6&PreviousScreens=129 Marianne J. Middelveen, MS, Mdes
    Saturday, October 17th, 2015
    8:45 AM - 9:15 AM: Plenary Session
    Morgellons Disease: A Filamentous Dermopathy Associated with Borrelia Infection
    Marianne Middelveen is a microbiologist currently specializing in Veterinary Microbiology. She has a degree in microbiology from the University of Central Florida and post-graduate degrees in Microbial, Biochemical, and Environmental Sciences from Georgia State University and the University of Calgary. She has done research at the Amazon Center for Research and Control of Tropical Diseases and the Institute for Tropical Medicine in Venezuela, at Georgia State University and the Centers for Disease Control and Prevention, and at the University of Calgary. At present, she is collaborating with Dr Raphael Stricker, Dr Eva Sapi and her students, Dr Peter Mayne, and Jennie Burke and the staff at Australian Biologics, on several Lyme-related projects, including the association of Lyme disease with Morgellons disease. (Marianne Middelveen [...] Actuellement, elle collabore avec les Drs Raphael Stricker, Eva Sapi et ses étudiants, les Drs Peter Mayne et Jennie Burke, ainsi qu'avec le personnel d'Australian Biologics, à plusieurs projets liés à Lyme, dont l'association de la maladie de Lyme à la maladie des Morgellons.
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  28. http://vih.org/20110630/revisionnisme-du-sida-bien-vivant-net/57626 Loin de disparaître avec les récents progrès dans la lutte contre l'épidémie, le phénomène révisionniste concernant des doutes sur les origines du sida , ou plus simplement la négation de l'origine virale de cette maladie qui a pourtant fait 30 millions de morts en 30 ans, a paradoxalement trouvé un nouvel essor ces dernières années sur le net. Parfois, il s'agit d'idéologie, de délires scientistes ou parfois, de prétendus «traitements alternatifs» du sida. [...] Comme le soulignent dans une des rares revue générale sur le sujet, Tara C. Smith et Steven P. Novella, le sida est devenu le nouveau thème de ceux qui nient en bloc, ou qui cherchent derrière chaque événement de la planète, un complot :
    «Internet a servi de médium fertile et non référencé pour répandre ces croyances négationnistes. Le Groupe pour la Réévaluation Scientifique de l'Hypothèse VIH/SIDA (Reappraising AIDS) notait: "Merci à l'ascendance d'Internet, nous sommes maintenant capables de revigorer notre campagne d'information." Internet est un outil efficace pour cibler les jeunes, et pour répandre tout type de désinformation à l'intérieur d'un groupe à hauts risques d'infection par le VIH." [...]
  29. Accusation du Conseil médical de Californie contre Raphael Stricker