Pédagogie Waldorf

De Psiram
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La pédagogie Waldorf est une forme d'éducation anthoposophique qui est pratiquée dans les écoles Waldorf. Elle strictement fondée sur les théories éducatives de Rudolf Steiner.

Présentation

Les premières sept années de vie sont placées sous la devise "le monde est bon". L'enseignement de l'eurythmie, qui a lieu depuis la 1ère classe jusqu'au baccalauréat, occupe une grande place. Rien en principe n'est expliqué à l'enfant, aux questions il est répondu de manière évasive. Par contre, on attache une grande importance à l'aménagement coloré des pièces pour les enfants. Les sept années suivantes sont placées sous la devise «Le monde est beau." L'enseignement est rempli d'histoires, de fables, de légendes et d'images. Les contes d'Hänsel et Gretel, de la Belle au bois dormant et de Cendrillon parcourent l'enseignement comme un fil rouge. Dans l'histoire de La petite gardeuse d'oies[1], par exemple, il s'agit d'une princesse qui est dégradée en gardienne d'oies en raison de l'intrigue d'une camériste, laquelle fait ensuite couper la tête du cheval de la princesse. Mais celle-ci obtient le droit d'accrocher sa tête sur une porte sombre; la tête parle chaque jour avec la princesse et démasque finalement la méchante camériste. Cette dernière est, selon un livre à lire à haute voix, et un livre d'images, propres à l'anthroposophie, "[...] déshabillée et mise nue comme un ver dans un tonneau garni à l'intérieur de clous pointus. Et furent attelés deux chevaux blancs qui l'ont trainée ruelle après ruelle jusqu'à la mort".

On se demande si une telle cruauté pourrait vraiment être exigée par des enfants, et voici la réponse Waldorf: Oui, elle peut, car: «Le méchant ou le mlafaiteur reçoit toujours son juste châtiment, et cela rassérène l'âme de l'enfant à ce moment-là. Les contes sont racontés, répétés, joués, dansés, dessinés, on les met à contribution même pendant les heures de calcul. Très souvent, des passages sont appris par coeur, mot à mot. L'enseignant ne doit jamais donner à l'enfant l'impression qu'il fait la distinction entre contes de fées et réalité: tout est présenté dans un contexte magique - mystique - surnaturel.

A partir de la troisième classe, du matériel narratif est aussi emprunté à l'Ancien Testament; à partir de la quatrième classe est ajouté le mythe nordique[2] de la création d'Edda[3]. Il est question ici du géant Ymir[4] qui fut tué par Odin, Wile et Wé : "les fils de Bör jetèrent le corps d'Ymir dans le Ginnungagap (« le gouffre béant »). Ils laissèrent s'écouler le sang qui donna naissance aux ruisseaux, aux fleuves et aux mers. De sa chair, ils créèrent la matière de la terre. [...] Ils jetèrent le cerveau d'Ymir dans les airs, où il se transforma en nuages". Et caetera et caetera.

Quand, dans l'enseignement Waldorf, cela ne frise pas le sanguinaire, alors c'est, pour le moins, d'une absurdité grotesque: Au sujet de l'origine de la chauve-souris, il est par exemple dit, Dieu et le diable avait jadis créé les oiseaux. Quand Dieu eut fait les siens, ceux-ci ont immédiatement commencé à voler. Le diable avait aussi fait un oiseau, mais celui-ci n'était pas capable de voler. Sur une prière du diable, Dieu avait alors dit: "Ton oiseau peut voler quand mes oiseaux se reposent." La nuit, donc. Et ce serait l'origine de la chauve-souris.

L'enseignement normal qui explique, de façon adaptée à l'âge, les processus réels dans la nature est pratiquement inexistant, on cherche par contre à éveiller « la compréhension sensitive ». Steiner: "A quoi bon, dans le sens le plus élevé, montrer aux jeunes hommes toutes sortes de minéraux, plantes, animaux, expériences physiques, si cela n'est pas lié à l'utilisation de paraboles sensorielles pour la préfiguration des secrets spirituels." On ne peut faire pire tort à une personne que de l'initier trop tôt à l'activité pensante. La capacité à un jugement indépendant mûrit seulement au cours de la puberté. La devise est maintenant «Le monde est vrai». À partir du 6ème classe sera par conséquent enseigné aux élèves Waldorf la physique et la chimie, ce qui ne signifie pas la mise à l'écart de la cosmologique de Steiner. Dans un document d'un séminaire au sujet de l'enseignement de la physique du second cycle (lycée), on dit que l'élève apprend «[...] à connaître les différences entre les sources de la lumière et leurs fonctions physiques. En même temps, il apprend [...] que la qualité de la lumière d'une bougie est très différente de celle d'une ampoule à filament ou d'un tube néon, à savoir, que, dans la bougie, des entités bonnes sont à la maison, et, dans le tube néon, des esprits démoniaques très dommageables pour l'âme humaine se sentent bien [...]". En astronomie sont diffusées des conceptions farfelues insoutenables, on s'appesantit également lourdement sur des références au zodiaque astrologique.

Par voie de conséquence, le taux de réussite fièrement annoncé de 85% à l'examen d'état du baccalauréat s'avère n'être que de la poudre aux yeux: la moitié de tous les élèves n'est même pas autorisé à passer l'examen selon le ministère de la Culture de Rhénanie du Nord-Westphalie[5]. Il en est de même en France, les élèves moins bons ne sont pas présentés, voir le témoignage de Grégoire Perra[6]: "Ceci explique pourquoi le taux de réussite de ma classe au Baccalauréat avoisinait les 100% : tous les éléments susceptibles de le faire baisser avaient été préalablement écartés en amont. De même, dans une autre école Steiner-Waldorf où j’ai travaillé, on divisait en deux les classes à partir de la Seconde. Les "bons" formait un groupe auquel on donnait ses chances au Baccalauréat. Les autres entraient sans le savoir dans une sorte de "voie de garage" dont la sortie prématurée de l’école était la clef. [...] sur un échantillon des 10 meilleurs élèves d’une classe qui en comptait 30 à l’origine, il est facile d’obtenir 90% de succès. Mais en réalité, seuls 9 sur 30 auront réussi."

Les enseignants Waldorf et le racisme

En minimisant les citations sans équivoque de Steiner, les anthroposophes ont créé depuis des décennies un habitat pour des racistes qui se réfèrent à Rudolf Steiner et ont même travaillé dans certains cas dans les écoles en tant que professeur. Bernhard Schaub[7], un suisse négateur de l'Holocauste, a enseigné pendant des années les matières histoire et allemand dans une école Steiner de l'Argovie (canton au nord de la Suisse). Et diverses maisons d'édition de livres anthroposophiques publient jusqu'à aujourd'hui des écrits qui minimisent l'Holocauste, expliquant l'assassinat de masse de la période nazie comme une "nécessité karmique".

Liens externes

Références