Acupuncture

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Acupuncture
Eléments d'astrologie dans l'acupuncture (John de Foxton: Liber Cosmographiae, 1408)

L'acupuncture[1] (du latin médical du xviie siècle « acupunctura » formé de acus, « aiguille » et punctura, « piqûre ») est une des branches de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC)[2] qui est aussi pratiquée hors de la Chine. Elle est basée sur l’implantation et la manipulation de fines aiguilles en divers points du corps à des fins thérapeutiques. L'utilisation de l'acupuncture est en partie reconnue dans la médecine scientifique (pour quelques rares indications) pour la douleur symptomatique, bien qu'aucune efficacité n'ait pu être détectée qui soit supérieure à celle de l'effet placebo.

La pratique de l'acupuncture' est très répandue de nos jours en Occident, et même si elle est largement diffusée et pratiquée par des non médecins ou des "thérapeutes" s'improvisant "praticiens", certains membres du corps médical y ont aussi recours [3].

Méthodologie

L'acupuncture n'est pas une sorte de thérapie standardisée, mais plutôt un terme générique pour une multitude d'utilisations souvent hétérogènes qui ont toutes un objectif similaire, à savoir une stimulation physique (piqûre, chaleur, froid, vibration, courant électrique, lumière de laser, etc.) de divers points d'acupuncture définis. Une distinction doit être faite entre les méthodes dans lesquelles sont utilisées des aiguilles, et celles dites d'"acupuncture sans aiguille". La manipulation manuelle avec insertion d'aiguilles d'acupuncture est la plus courante. Du point de la vue de ses partisans, la personne traitée y ferait l'expérience du Ki qui renforcerait l'effet de l'acupuncture.

Variantes de l'acupuncture : Moxibustion, Auriculothérapie, Acupuncture oculaire selon Boel [4], Acupuncture augmentée selon Covic [5], Acupuncture par implant [6] (voir Stimulation cérébrale périphérique selon Werth [7]), électro-acupuncture [8], Colorpuncture, Apipuncture [9], Thérapie par méridien magnétique [10], Thought Field Therapy [11], Acupuncture par tapotement (EFT/MET) [12], Acupuncture par laser [13], Micro-acupuncture, thérapie par résonance micro-ondes [14], Acupuncture sonore (avec les sons de diapasons) [15], Acupuncture liquide (une variante de l'auriculothérapie) [16], Acupression [17], Dermapuncture [18], Tachopuncture [19], Acupuncture vaginale selon Buchheit [20], Acupuncture orale [21] et Acupuncture rhinofaciale (appelée en France Réflexologie nasale ou Sympathicothérapie) [22]. Les études scientifiques montrent que quasiment tous les effets de l'acupuncture sont basés sur l'effet placebo. Une étude de 2010 suggère comme mécanisme d'action possible le rôle de l'adénosine au niveau local sur certains récepteurs de l'adénosine. En même temps, la superstructure de la MTC et le système des méridiens seraient cependant alors remis en question.

La preuve de la spécificité des systèmes des points d'acupuncture et surtout des méridiens fait encore défaut et il n'est pas possible que l'utilisation de systèmes de traitement spécifiques plus intensifs conduise à une efficacité supérieure.

Les débuts de l'acupuncture

Selon la légende, l'acupuncture serait une tradition de 4 000 ans. Un célèbre mythe sur les premières expériences d'acupuncture parle d'un guerrier blessé avec une plaie ouverte. Il a été frappé par une flèche, après quoi la plaie a guéri. Les premiers traitements avec l'acupuncture remontent au néolithique. À cette époque, les pierres polies ainsi que les aiguilles en os et en bambou étaient utilisées pour soigner les maladies. Plus tard, la thérapie a évolué avec des aiguilles en bronze, en argent et en or. Ces idées, en fin de compte, n'ont cependant aucune base certaine.

Des informations plus détaillées sur le développement de l'acupuncture et de la MTC ne peuvent être trouvées qu'au début de la dynastie Shang (1766-1122 BC).

Le terme " maladie " ne se réfère en aucune façon exclusivement à l'inconfort physique ou mental, mais inclut des facteurs socioculturels. Dans cette compréhension de la maladie de l'homme à l'époque de la dynastie Shang, on voit aujourd'hui l'origine du concept holistique de la maladie si important pour la MTC, dans lequel la santé est comprise comme un état d'harmonie de l'homme avec lui-même, son environnement social et la nature environnante.

Depuis l'époque de la dynastie Zhou (1066-221 av. J. -C. ), les noms des premiers points d'acupuncture proviennent du médecin Pien Chio. Il a été le premier médecin chinois à utiliser la technique de l'acupuncture. En outre, le concept de Qi a été mentionné pour la première fois à cette époque-là.

Dans ce qui est appelé l'âge d'or du Ve au IIe siècle av. J.-C., ont émergé les systèmes de pensée naturels et sociophilosophiques chinois, le taoïsme et le confucianisme. En outre, a été écrit le travail historique complet et fondamental sur la MTC Huangdi Nei Jing ou Le classique de médecine interne de l'Empereur Jaune. Les principes thérapeutiques et diagnostiques classiques de la MTC sont décrits sous la forme d'un dialogue entre l'Empereur Jaune et son médecin et ministre Qi Bai. Pour la première fois, des instructions précises sur l'acupuncture, la moxibustion, le traitement de la tête par ventouse ainsi que sur le diagnostic de la langue, du pouls et le [diagnostic clinique] général. En outre, les modèles et paradigmes élémentaires suivants pour la MTC ont été présentés pour la première fois : Qi, Yin et Yang, les cinq éléments et les théories méridiennes. On était maintenant capable d'interpréter, d'expliquer et de prédire les effets observés en médecine chinoise dans le cadre de leurs propres théories.

De plus, le médecin Zhang Zhong-jing (150-219 apr. J.-C.) a également écrit son Traité sur diverses maladies causées par le froid (Shang-Han Za-Bing Lun) [Traité des attaques du froid]. C'est là que sont développés les diagnostics dialectiques spéciaux de la médecine chinoise, qui sont encore valables aujourd'hui. Un autre jalon dans l'histoire de la médecine chinoise est la publication de l'anthologie médicale Ben-Cao Gang-Mu en 1578.

Jusqu'au XIXe siècle, la médecine chinoise s'est constamment développée et différenciée. Par l'ouverture de la Chine à l'égard de l'Occident pendant les guerres de l'opium (1840-1842), les missionnaires ont apporté la médecine occidentale en Chine. L'accueil fut si enthousiaste que la MTC fut interdite par le Kuomintang en 1929. Sous Mao Tse Tung, qui avait reconnu la nécessité d'une synthèse entre la médecine occidentale et la médecine chinoise, la recherche et l'enseignement de la MTC ont de nouveau été fortement encouragés.

Développement à l'Ouest

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Le développement de l'acupuncture dans le monde occidental a commencé au 17e siècle. Le terme acupuncture (acus = aiguille, pungere = piqûre) a été inventé par les missionnaires européens. Les premiers rapports d'acupuncture sont parvenus en Occident via des voyageurs en Chine, en majeure partie des missionnaires jésuites et des diplomates. En Europe, les premières mentions écrites datent de l'année 1614, les préceptes n'ont cependant reçu qu'une attention très limitée. Ce n'est qu'à partir de 1805 qu'il y eut différents rapports venant d'Angleterre, d'Italie et d'Allemagne. En 1832, la première thèse de doctorat sur les limites et les possibilités de l'acupuncture fut écrite à Halle en Allemagne.

Par la suite, c'est d'abord en France que l'acupuncture a trouvé la plus forte attention. Selon Vicq D'Azyr, ce sont principalement Sarlandier et Cloquet qui pratiquaient l'acupuncture en France. En 1826, le chirurgien parisien Jules Cloquet publia une vue d'ensemble de 300 rapports médicaux dans laquelle il rend compte du traitement réussi de rhumatismes chroniques, maux de tête, allergies, douleurs post-blessure et inflammations chroniques par cette méthode de traitement. Après la publication du livre "L'acupuncture chinoise" par le diplomate français George Soulié de Morant, des groupes en Angleterre, en Italie, en Allemagne, en URSS, en Autriche et en Suisse ont aussi commencé à collaborer pour pratiquer et étudier cette méthode. Apparemment, Soulié de Morant a été le premier en France à offrir une formation en acupuncture. Toutefois, il n'était pas médecin et n'avait aucune formation médicale. On ne sait pas avec certitude si, comme on le prétend souvent, il a lui-même soigné des patients en Chine. Ce mouvement de personnes intéressées par l'acupuncture a commencé à partir des années 1950. Aux États-Unis, suite à la visite du président américain Nixon en Chine, de nombreuses recherches ont été entreprises dans 26 instituts et universités.

Au cours des 30 dernières années, sont apparues des formes spéciales d'acupuncture : l'acupuncture de la tête, en particulier sur le pavillon de l'oreille, le nez et le visage, ainsi que l'acupuncture de la main (manupuncture) et l'acupuncture laser. L'acupuncture de l'oreille (auriculothérapie), développée en 1958 par le médecin français Nogier, a pris une importance particulière. Celle-ci est basé sur l'idée que le schéma du corps humain embryonnaire est projeté sur le pavillon de l'oreille et que des points d'acupuncture peuvent donc être attribués aux régions corporelles correspondantes. L'auriculothérapie est principalement utilisée dans le domaine de l'anesthésie par acupuncture et dans le traitement des dépendances. Dans ce domaine, l'acupuncture est utilisée pour le sevrage tabagique, le sevrage alcoolique et médicamenteux ainsi que pour la perte de poids.

L’acupuncture a pris un nouvel élan après qu'on eut appris en Occident qu’une importante chirurgie analgésique par acupuncture était pratiquée en Chine. Ici, la stimulation des aiguilles est effectuée soit par rotation manuelle à la main, soit par électrostimulation. Cette nouvelle méthode s'appelle électroacupuncture (EA) ou acupuncture par électrostimulation. Cependant, ce n'est pas la même chose que l'électroacupuncture selon Voll (EAV). Selon les déclarations des chinois, plus de 400 000 chirurgies analgésiques d’acupuncture majeures ont été pratiquées en Chine dans les années 1960. Aujourd'hui, moins de 10% des patients subissent une analgésie par acupuncture. Ceci est principalement dû au fait que la méthode prend beaucoup de temps, est difficile à utiliser et n’est pas fiable à 100%. De plus, les anesthésiques chimiques sont également facilement disponibles en Chine aujourd'hui. L'effet analgésique de l'acupuncture, par conséquent précisé, a mis l'étude des mécanismes d'action neurophysiologiques à l'avant-garde de la recherche au cours des 20 dernières années.

Non-uniformité des enseignements d'acupuncture

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Jusqu'à présent, il n'existe pas de description claire, compréhensible et complète de l'acupuncture. Il existe actuellement plusieurs écoles d'acupuncture en Europe. En pratique, cela signifie que de nombreux acupuncteurs en exercice ont leurs propres avis et représentent donc leurs propres écoles. Cela conduit, par exemple, à des définitions différentes des zones cutanées à piquer (puncturer). Une comparaison critique des publications respectives montre que les points d'acupuncture sur la peau trouvés sur les cartes d'acupuncture de différents auteurs ont les mêmes noms, mais ne correspondent pas exactement. La localisation de certains points d'acupuncture dans l'illustration de gauche diffère déjà de l'information contenue dans les cartes ponctuelles publiées par Hecker en 1992. [23] On peut le voir, par exemple, en comparant les points d'acupuncture dans la région de la tête ou du pied entre les illustrations de gauche et de droite.

Une description exacte sur le plan anatomique des points d'acupuncture est également impossible car les personnes sont différentes en taille, largeur et poids. Le parcours des voies nerveuses sous la peau n'est pas non plus exactement identique, beaucoup de points d'attache musculaire varient également d'une personne à l'autre. Il n'est donc quasiment impossible d'établir un plan exact de l'être humain qui puisse être contraignant pour les points d'acupuncture. Une représentation sur un shéma peut donner l'impression que les points d'acupuncture apparemment coïncident, mais en fait la localisation exacte du lieu à piquer n'est pas possible parce que déjà la base anatomique est diverse.

Emplacement des points d'acupuncture

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Le problème de la localisation inexacte est bien connu dans les milieux de l'acupuncture. On se sert d'unités de mesure relatives. En acupuncture chinoise, par exemple, on utilise des valeurs comparatives pour aider à mesurer les distances.

L'unité de mesure est appelée Cun. Un Cun correspond soit à la longueur de la 2ème phalange médiane (la phalange intermédiaire) du majeur, soit à la largeur du pouce du patient à l'articulation. Un multiple de ce Cun n'est cependant pas exprimé par un multiple du Cun mesuré sur le pouce, mais par la largeur des deux premiers doigts de la main (1,5 Cun) ou par celle de tous les doigts côte à côte (3 Cun). [24] Ces distances, qui sont utilisées pour trouver les points d'acupuncture, sont très imprécises. Ce seul fait montre à quel point l'acupuncture est peu précise dans la façon dont elle se présente elle-même.

Principe d'action postulé et explications scientifiques

Une traduction précise de points d’acupuncture serait portes de communication entre l'exterieur et l'intérieur et points d'entrée pour une connection interne, avec les méridiens donc. Le point d'acupuncture est une expression fonctionnelle pour ce qui est considéré comme l'emplacement de projection pour des réactions se passant plus profondément dans l'organisme. Le point d'acupuncture classique a une taille de 1-7 mm2. Il y a environ 400 points sur 14 lignes principales, appelées méridiens principaux, et 171 autres points à l'extérieur de ces lignes. Ces dernières années, 110 nouveaux points ont été enregistrés. On peut supposer un total d'environ 1 000 points d'acupuncture. Seulement un tiers d'entre eux est situé près ou directement à la sortie des nerfs et aux points de pénétration de la peau, un autre tiers est situé près des attaches des muscles et des tendons ou de leurs bords. Le dernier tiers se trouve près de l'oreille, du cuir chevelu et d'autres zones. Certains points sont situés aux mêmes endroits qui sont également considérés comme des régions sensibles à la pression en médecine occidentale.

Théorie du contrôle des portillons

La théorie dite du contrôle des portillons est souvent utilisée pour justifier l'effet possible de l'acupuncture. [25] Le fait que les stimuli douloureux soient perçus de deux manières différentes joue ici un rôle. La première, une douleur 'vive', est suivie d'une perception 'sourde' de la douleur. Pour la douleur superficielle vive, ce sont les fibres nerveuses épaisses et à conduction rapide qui en sont les responsables tandis que la douleur sourde est transmise au cerveau via des fibres nerveuses fines et à conduction lente. La théorie du contrôle des portillons postule que l'acupuncture ne stimule que les fibres nerveuses à conduction lente qui alors bloquent dans la moelle épinière le point de commutation par lequel les impulsions rapides de messages douloureux sont également dirigées. Ainsi, on ferme la porte à la douleur ce qui fait que les impulsions de messages douloureux ne parviennent pas jusqu'au cerveau. A ce jour, il n'y a aucune preuve réelle de cette théorie.

Théorie des endorphines

La théorie de l'endorphine de Pommeranz [26] suppose que l'acupuncture entraîne la libération d'inhibiteurs de la douleur endogènes du groupe de la morphine (les dynorphines ou endorphines endogènes). L'acupuncture stimule les fibres nerveuses du muscle, qui envoient des impulsions à la moelle épinière et atteignent les trois centres: médullaire, cerveau moyen et hypothalamus/hypophyse, provoquant ainsi une analgésie. L'enképhaline et la dynorphine sont libérées au niveau de la colonne vertébrale. Dans le cerveau moyen, l'enképhaline active le système raphé descendant qui prévient la transmission de la douleur dans la moelle épinière par l'effet synergique des monoamines sérotonine et noradrénaline. Dans le troisième centre, l'unité fonctionnelle hypothalamus/hypophyse, la ß-endorphine est libérée dans le liquide céphalorachidien et le sang. Cependant, on ne sait pas encore exactement comment l'endorphine ß atteint le cerveau à partir de l'hypophyse et y provoque une analgésie.

Récepteurs de l'adénosine A1

Une étude de 2010 suggère un rôle local de l'adénosine sur certains récepteurs de l'adénosine A1 en tant que mécanisme d'action possible. Les piqûres ont entraîné une libération d'adénosine chez les souris. Des injections d'agonistes A1 imitaient les piqûres d'acupuncture analgésiques et l'inhibition des enzymes dégradant l'adénosine ont encore renforcé l'effet obtenu.[27] Si cela était vrai, toute la théorie sous-tendant l'accupuncture (MTC, système des méridiens et "énergie vitale" Qi) s'effondrerait, car cela voudrait dire qu'implanter une aiguille n'importe où et à n'importe quelle profondeur pourrait procurer des bénéfices thérapeutiques, ce qui semble extrêmement invraissemblable. Une étude séparée des effets des piqûres sur et à côté des méridiens supposés (chez la souris) a été omise lors de cette étude (voir également les commentaires à ce sujet: [1][2][3][4])

Autres

Cependant, il existe une dizaine d'autres théories qui cherchent également à expliquer l'efficacité de l'acupuncture par des processus biochimiques. Le manque de place fait que leur description ne figure pas ici. Cependant, on s'accorde sur le fait qu'aucune de ces théories n'a été prouvée à ce jour et qu'il est extrêmement improbable que la stimulation des faisceaux nerveux périphériques entraîne des changements aussi spectaculaires, mais en même temps très sélectifs, dans l'équilibre hormonal humain. Dans ce cas, l'organisme humain serait un système extrêmement sensible réagissant de façon chaotique à des manipulations minimes et ayant une faible capacité de survie.

Ce qui a pû être prouvé jusqu'à présent, c'est qu'une aiguille d'acupuncture peut entraîner au point d'insertion une augmentation de la circulation sanguine locale. Toutefois, étant donné qu'il n'y a nulle part dans l'organisme de lien direct entre les capillaires et les fibres nerveuses se trouvant au point d'insertion et un organe ou un système d'organe, il n'a pas encore été prouvé comment exactement ce léger réchauffement local agirait sur l'organisme.

Preuve alléguée de l'existence de points d'acupuncture

Le 27 septembre 1994, le RTL-Mittagsmagazin rapportait que l'énigme de l'acupuncture serait résolue : l'anatomiste Hartmut Heine [28] de Witten-Herdecke aurait déjà prouvé scientifiquement l'existence de points d'acupuncture en 1987 en faisant des coupes anatomiques sur des cadavres humains ; dans 80% des cas, ces points étaient identifiés non comme points mais comme petits trous (ou perforations), appelés points de sortie des nerfs. Par chacun des trous de 3 à 8 mm de large, sort un nerf, qui peut être stimulé par une piqûre/perforation précise, une pression mécanique ou un courant électrique conduisant à l'état de de Qi. Les perforations en question sont appelées "Heinezylinder" par leur découvreur, mais n'ont jamais été confirmées par d'autres scientifiques. L'interniste et acupuncteur munichois Carl-Hermann Hempen (citation : "Grâce à la médecine traditionnelle chinoise, toute maladie peut en principe être traitée") est un défenseur bien connu de l'hypothèse des points d'acupuncture pouvant être prouvés anatomiquement.

Indications citées pour l'acupuncture

Selon le groupe de recherche en acupuncture, la méthode a les indications suivantes :

  • Maladies internes : maladies cardiaques fonctionnelles, asthme et bronchite, gingivite, gastrite, maladies gastro-intestinales fonctionnelles, maladie de Crohn ou colite ulcéreuse, troubles circulatoires, inflammation de la vessie, sensibilité aux rhumes.
  • Maladies orthopédiques : Douleurs au cou et raideur de la nuque (par ex. après un coup du lapin), douleurs à l'épaule et raideur de l'épaule, douleurs à l'épaule et au bras, douleurs à l'épaule, tennis et au bras de golf, troubles tendineux, douleurs dorsales (par ex. sur la main), lombalgies chroniques, lumbago, sciatique (également avec lésions discales), arthrose, douleur à la cheville et au talon, maladies sportives, rhumatismes
  • Maladies neurologiques : Céphalées et migraines, névralgie du trijumeau, paralysie du nerf facial, paralysie post-AVC
  • ORL et maladies oculaires : enrouement, sensation de corps étranger dans la gorge, allergie (rhume des foins), inflammation du nez et des sinus, perte de l'odorat, perte soudaine de l'ouïe, troubles de l'équilibre, acouphène, inflammation du nerf optique et de la rétine, conjonctivite, myopie, opacité vitreuse
  • Maladies gynécologiques : troubles menstruels, symptômes de la ménopause, vomissements pendant la grossesse, facilition de l'accouchement, augmentation de la fertilité
  • Surcharge pondérale
  • Autres indications : syndrome de fatigue chronique, troubles du sommeil, hyperexcitabilité et dépression, dépendance à la nicotine, sevrage de la drogue.

Les études scientifiques

Une partie de la médecine scientifique considère encore qu'il incombe à la recherche d'étudier scientifiquement les hypothèses à l'origine de la MTC des méridiens et des points d'acupuncture qui se trouvent derrière l'acupuncture. L'autre partie considère que ces hypothèses sont absurdes si bien qu'il est aberrant de faire des recherches dans ce domaine.

Pour l'acupuncture, il existe maintenant des milliers de résultats d'études, souvent de qualité inférieure. En 2006, le chercheur Edzard Ernst (titulaire de la chaire de médecine complémentaire de l'Université d'Exeter, Royaume-Uni) a souligné que les études d'acupuncture chinoises ne produisaient aucun résultat négatif. Pratiquement toutes les nombreuses études chinoises sur l'acupuncture ne sont pas randomisées et n'ont pas de groupes de contrôle appropriés. [29] Ernst avait déjà indiqué en 2002 que ce n'est que pour quelques-unes des indications mentionnées par les acupuncteurs que des effets réellement crédibles de l'acupuncture peuvent être prouvés dans la littérature [les périodiques scientifiques à comité de lecture]. [30] [31] Selon lui, seuls les lombalgies, les migraines, les nausées/vomissements et les maux de dents peuvent être traités par l'acupuncture. Dans les cas d'arthrose, d'asthme, de maux de tête et de douleur au cou, de polyarthrite rhumatoïde, de toxicomanie et de réadaptation post-AVC, l'efficacité de l'acupuncture n'est toujours pas prouvée ou est controversée. L'acupuncture est clairement inefficace pour réduire le poids et arrêter de fumer. [32] En outre, une thèse de Baumann-Jiang à l'Université de Heidelberg dans une étude à double insu contrôlée par placebo a montré que ni l'acupuncture à l'aiguille ni l'acupuncture au laser n'avait un effet inhibiteur de l'allaitement sur les mères allaitantes. Une revue de la littérature de la Cochrane Library a examiné des études d'acupuncture randomisées pour le traitement des douleurs lombaires. De l'avis des auteurs, les onze études vérifiables n'indiquaient aucune efficacité de la méthode pour cette indication. [33]

Les études GERAC

La plus grande étude prospective et randomisée sur l'acupuncture à ce jour a été réalisée en Allemagne à partir de 2002 sous la forme de quatre études distinctes appelées études GERAC (German Acupuncture Trials). Les études ont duré plusieurs années et ont déjà suscité l'attention et la polémique dans les médias alors qu'elles étaient encore en cours. En substance, l'évaluation des études du GERAC en décembre 2005 aboutit à la conclusion que, d'une part, l'efficacité d'un traitement d'acupuncture n'a pu être prouvée et que l'acupuncture est tout aussi efficace qu'un traitement fictif avec un traitement d'acupuncture placebo, que l'étude appelle l'acupuncture GERAC (rapport dans Der Spiegel. Le traitement d'acupuncture placebo différait de l'acupuncture réelle (selon la médecine traditionnelle chinoise) en termes de sites de ponction. Le thérapeute a choisi des emplacements d'acupuncture au hasard. D'autre part, il a été attesté que les deux méthodes d'acupuncture (verum et placebo) avaient un effet sur certaines maladies qui dépassait celui de la thérapie médicamenteuse symptomatique conventionnelle contre la douleur. Les postulats de la MTC d'un système de méridiens et des points d'acupuncture, qui sont pertinents pour la thérapie selon l'enseignement classique, pourraient être réfutés, en confirmation des études déjà réalisées. L'étude elle-même indique dans son évaluation qu'il n'est pas clair si et dans quelle mesure l'effet est de nature psychologique ou physiologique. On ne sait pas non plus dans quelle mesure un effet possible dépend du site de ponction et de la profondeur.

Les études du GERAC ont également été critiquées. Ce qui suit a été avancé sur la randomisation et la mise en aveugle en relation avec les résultats comparativement plus faibles du traitement conventionnel de la douleur :

  • Les patients avec une longue histoire de douleur (par exemple huit ans avec une lombalgie) ont généralement déjà subi de nombreux traitements conventionnels avec peu ou pas de succès. L'inclusion de tels patients conduit d'emblée à des groupes de patients dans lesquels on ne peut s'attendre à un bon succès du traitement conventionnel.
  • Le nombre plus que décuplé d'abandons de l'étude dans le groupe migraine traité de manière conventionnelle (109 contre environ 10 dans chaque groupe d'acupuncture) montre que les participants avaient des attentes élevées. L'influence sur l'effet placebo devrait également être forte en conséquence.
  • Les participants traités de manière conventionnelle savaient qu'ils appartenaient "seulement" au groupe témoin. Cela peut conduire à une attitude négative envers le traitement, d'autant plus que les patients souffrant de douleur chronique examinés ici ont généralement déjà utilisé de nombreuses méthodes conventionnelles. Cela peut augmenter l'effet nocebo.
  • Un aveuglement étanche était impossible à réaliser. Les sujets ont pu comparer leurs sites de ponction avec des informations provenant de la littérature sur l'acupuncture.
  • Les patients ayant une expérience de l'acupuncture ont également pu estimer la profondeur de ponction.
  • Levée de l'aveugle prématurée : la conception de l'étude sur l'arthrose et le mode d'acupuncture fictive ont été publiés au cours de l'étude dans des publications en ligne, des bibliothèques publiques et Internet.
  • Influencer les participants à l'étude : Au moment ou même avant d'entrer dans l'étude, les participants ont été influencés par le GERAC lui-même avec de la publicité pour la MTC. Son original du GERAC : "Bienvenue au GERAC [...] Vous avez mal au genou ou au dos ? Alors vous bénéficierez du GERAC [...] Si vous participez aux études, vous finirez par vaincre la douleur [. . .] Les patients ont des choses fantastiques à dire sur l'acupuncture [...] La Médecine Traditionnelle chinoise (MTC) a quelque chose devant nous [...] Jusqu'à la mi-2003, vous avez la possibilité d'être traité par l'un des 400 médecins sélectionnés. vous participez à des études qui font l'objet d'une grande attention dans le monde entier [...] Nous, l'équipe de scientifiques du GERAC, serions ravis de vous accueillir en tant que patient dans nos études [...]."

Des critiques du protocole de l'étude ont également été rapportées. Dans l'étude sur les maux de dos, par exemple, il y avait des différences entre les protocoles utilisés pour l'acupuncture et le traitement conventionnel. Pour le traitement conventionnel, seules des colonnes de documentation pour 6 séances ont été fournies et non 10 comme dans le groupe acupuncture. Une liste détaillée des points de critique peut être trouvée ici [34].

La méta-analyse des données individuelles des patients par Vickers et al. 2012

Problèmes méthodologiques connus liés aux études contrôlées d'acupuncture

Lors de l'examen de l'acupuncture, analogue à la chirurgie, il est difficile de trouver des procédures placebo appropriées. De plus, en raison de l'hétérogénéité des procédures d'acupuncture contrairement aux études sur les médicaments, il n'existe pas à ce jour d'acupuncture placebo généralement reconnue. On dit que l'acupuncture "simulée" fréquemment utilisée - l'aiguilletage de points "inactifs" - a sa propre efficacité. Ceci est souvent invoqué comme raison lorsque les études comparatives n'ont pu établir aucune supériorité du groupe verum.

En 1998, le chercheur Aranjo a déterminé dans une revue de la littérature de 90 études d'acupuncture que le choix de la méthode placebo d'acupuncture a déjà une influence sur le résultat de l'étude d'acupuncture. Il a divisé les études en deux groupes. Dans le premier groupe, il a analysé 45 études qui utilisaient la fausse acupuncture comme placebo. Ici, les aiguilles de contrôle ont été placées dans des régions en dehors des méridiens. Selon la théorie de l'acupuncture, ces patients témoins n'auraient dû avoir aucun effet. Il a nommé ce groupe Energetic Placebo Model (EPM). Dans un deuxième groupe comprenant 45 autres études, il a analysé des études dans lesquelles le traitement placebo était effectué avec des aiguilles d'acupuncture toujours placées dans la zone méridienne, mais suffisamment éloignées du point de départ des aiguilles supposées efficaces. Il a attribué ces études au modèle placebo neurophysiologique ou métamétique (MPM). En conséquence, Araujo a constaté que dans les études qui utilisaient l'aiguilletage EPM comme contrôle, la proportion de résultats non significatifs était significativement plus élevée que dans les études qui utilisaient les méthodes MPM. Cependant, dans les deux groupes, l'acupuncture incorrecte s'est avérée aussi efficace que la technique d'acupuncture supposée correcte.

Effets secondaires

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Dans le cas de procédures thérapeutiques, une relation favorable entre l'effet attendu et les effets (secondaires) indésirables doit toujours être recherchée. Dans le cas de thérapies présentant peu ou pas d'avantage par rapport à l'utilisation d'un placebo, les effets indésirables sont donc graves. L'affirmation souvent répandue dans le milieu de l'acupuncture selon laquelle la méthode est fondamentalement exempte d'effets secondaires a été réfutée et doit donc être qualifiée de fausse. Dans une publication de MacPherson et al. Les événements indésirables ont été étudiés parmi 1 848 acupuncteurs affiliés au British Acupuncture Council. Cependant, seulement 31 % (n = 574) des thérapeutes ont fourni des informations utilisables. Sur une période de quatre semaines, ces thérapeutes ont effectué un total de 34 407 séances d'acupuncture. Des nausées et des vomissements sévères, de la somnolence et des sueurs sont survenus dans 12 cas, une augmentation inattendue des symptômes existants dans 7 autres cas, une augmentation de la douleur dans 5 cas et des réactions psychologiques et émotionnelles dans 4 cas. Dans 3 cas, soit l'aiguille d'acupuncture a été oubliée, soit la moxibustion ou l'échauffement des aiguilles a entraîné des brûlures cutanées. Dix autres patients ont présenté divers effets secondaires allant des maux de tête au sang dans les urines. Deux autres cas ont été signalés comme réclamations sans préciser les effets secondaires spécifiques. Il y a eu un total de 43 effets secondaires sur 34 407 traitements, ce qui correspond à une fréquence d'effets secondaires de 0,12 %.

En 1999, Röttger a compilé un aperçu des rapports d'effets secondaires de la thérapie d'acupuncture. Il s'est divisé en :

Effets indésirables légers : collapsus circulatoire, hématome au site de ponction, brûlures locales après chauffage de l'aiguille ou des points d'acupuncture avec de l'armoise (moxibustion), infection cutanée locale, troubles menstruels, augmentation des douleurs dans le cadre d'une aggravation initiale de l'acupuncture, activation de herpès, saignements mineurs après avoir retiré les aiguilles d'acupuncture Complications graves : lésions vasculaires et nerveuses, pneumothorax unilatéral et bilatéral, hémothorax, lésions péricardiques, tamponnades péricardiques, endocardite lors d'un remplacement valvulaire cardiaque, lésions des structures nerveuses centrales, infection par le virus de l'hépatite B si l'aiguille n'est pas correctement stérilisée.
Röttger a critiqué le fait que certains points d'acupuncture contenaient déjà un risque de blessure. La pointe de la vésicule biliaire 20 à la jonction cervico-occipitale est dite prédestinée à présenter un risque de lésion de l'artère vertébrale même si l'aiguille ne pénètre que faiblement. Ceci est une conséquence du faible niveau de connaissances anatomiques en MTC, puisque la dissection pour acquérir des connaissances anatomiques a été historiquement interdite en Chine pendant longtemps. Le problème des faibles connaissances anatomiques joue également un rôle majeur pour les naturopathes en Allemagne, car leur formation présente des déficits à cet égard.

Avec l'acupuncture, une distinction doit être faite entre les effets indésirables, qui ne peuvent être évités même avec une technique de piqûre soigneuse, et les complications graves, qui auraient pu être évitées si l'application correcte avait été utilisée. Les premiers problèmes doivent être clarifiés, les seconds, en revanche, sont considérés comme des erreurs de traitement pour lesquelles une clarification proprement dite n'est pas possible.

Des descriptions de cas comme celles de Halvorsen et al. montrent comment des erreurs de traitement peuvent se produire. Une femme de 40 ans a subi une acupuncture dans la région du sternum. Lors de la palpation du sternum, le thérapeute aurait dû remarquer que le patient avait un trou dans le sternum. L'os avait une ouverture de 2 cm qui était palpable. Le thérapeute a enfoncé plusieurs aiguilles dans le sternum, qui ont d'abord atteint l'os et s'y sont coincées. Cependant, lorsqu'une autre aiguille a été appliquée à travers la peau au-dessus du trou, l'aiguille a pénétré si profondément qu'elle a percé un trou de 2 à 3 mm dans le péricarde et la paroi cardiaque, provoquant un saignement du ventricule dans le sac tissulaire entourant le cœur déclenché. En quelques minutes, le patient s'est plaint de fortes douleurs thoraciques. Une ambulance a été appelée, mais il a fallu deux heures pour l'emmener à l'hôpital et obtenir un diagnostic approprié. Le patient est décédé pendant cette période. De tels trous dans le sternum ne sont pas rares. Ils surviennent chez 9,6 % des hommes et 4,3 % des femmes.

Dans le passé, des aiguilles d'acupuncture réutilisables étaient également utilisées. Certains d'entre eux étaient simplement conservés dans de l'alcool. Il existait également des aiguilles dites auto-stérilisantes en or.

Des microbiologistes de l'Université de Hong Kong ont exprimé leur inquiétude dans un article de mars 2010 du British Medical Journal (BMJ) selon lequel les infections induites par l'acupuncture sont plus courantes qu'on ne le pensait auparavant. Cela inclut les infections bactériennes et virales. Les infections à bactéries pyogènes ont été décrites le plus fréquemment. Dans les années 1970 et 1980, il y avait 50 cas dans le monde. En 2017, il a été révélé que cinq patients subissant une acupuncture à l'hôpital provincial de médecine traditionnelle chinoise du Zhejiang en Chine étaient infectés par le virus HI (cause du sida). Il s'est avéré que les aiguilles n'étaient pas stérilisées. Le South China Morning Post a rapporté le 9 février 2017 que six employés de l'hôpital avaient été licenciés en conséquence.

La plupart des infections par des agents pathogènes du pus proviennent de la flore cutanée des patients en acupuncture. Après acupuncture, des abcès et des arthrites septiques se sont développés, plus rarement des maladies secondaires graves comme l'endocardite infectieuse, la méningite, l'endophtalmie, etc. Dans plus de la moitié des cas, le Staphylococcus aureus était l'agent pathogène. Plus de 80 infections par l'hépatite B ont été décrites. Les patients ont été principalement infectés par des aiguilles réutilisables non stérilisées ou insuffisamment stérilisées. Dans un cas, la source de l'infection semblait être l'acupuncteur lui-même. Un nouveau syndrome est la mycobactériose d'acupuncture, une infection de la peau par des mycobactéries transmise par des cotons-tiges, des serviettes ou d'autres matériaux contaminés qui entrent en contact avec le site de ponction. Les abcès et les ulcères peuvent se développer des semaines ou des mois après l'acupuncture. L'apparition insidieuse de la maladie signifie souvent que les patients ne consultent un médecin que tardivement. En raison de l'apparition tardive, un lien avec une acupuncture antérieure n'est pas nécessairement clair pour le médecin.

La raison est omise la désinfection de la peau et les aiguilles infectées. Un danger particulier est posé par les germes résistants au SARM et les mycobactéries, qui entraînent la formation de grosses pustules et d'abcès qui peuvent persister pendant des semaines, voire des mois. Deux "foyers" avec 70 patients atteints ont été observés en 2006.

Un autre danger de l'acupuncture est la propagation des cellules cancéreuses dans le corps et la formation subséquente de métastases après la perforation d'une tumeur existante.

Selon une étude de la National Patient Safety Agency du Royaume-Uni (branche du National Health Service), 325 cas d'effets secondaires de l'acupuncture ont été signalés au Royaume-Uni entre 2009 et 2011. 160 patients ont souffert d'étourdissements lors de l'insertion des aiguilles ou ont même brièvement perdu connaissance. Dans environ 100 traitements, les acupuncteurs ont oublié de retirer les aiguilles du corps. Dans cinq cas, un poumon s'est effondré.

La revue Legal Medicine a rendu compte en 2014 d'un Japonais en bonne santé cardiaque décédé des suites d'une blessure à l'aiguille d'acupuncture au nerf vague.

Qui peut faire de l'acupuncture ?

Les activités liées à l'acupuncture

Acupuncture sur le champ de bataille

Attitude des compagnies d'assurance maladie en Allemagne

L'acupuncture, une pratique vraiment sans danger ?

  • Un adolescent danois de 16 ans, nageur de compétition, était venu consulter un acupuncteur car se plaignant d'une douleur à l'épaule. A peine la séance terminée, il ressent en marchant une vive douleur dans la poitrine du côté gauche et a du mal à respirer. Alertés les passants le conduisent à l'hôpital.
    Le diagnostic est évident à la radiographie thoracique: pneumothorax bilatéral. De l'air s'est infiltré entre les deux parois de la plèvre qui enveloppe les poumons. Seule explication possible: l'aiguille d'acupuncture a pénétré si profondément la peau qu'elle a fini par atteindre la plèvre. [...] Les clichés du thorax, effectués une semaine plus tard [après les soins prodigués] ont montré la résolution complète du pneumothorax des deux côtés.
    Ce cas a été porté à la connaissance des autorités sanitaires danoises dans la mesure où ce grave accident est survenu chez un jeune homme en parfaite santé, ne présentant pas de facteur de risque pour un pneumothorax, notamment pas de maladie pulmonaire (emphysème, fibrose pulmonaire, asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive, mucoviscidose, infection pulmonaire, cancer). [35]

    Ce cas est relaté dans l'article "Quand l'aiguille d'acupuncture atteint le poumon" de Marc Gozlan, publié dans le numéro 326 (octobre/décembre 2018) de Science & Pseudosciences, la revue de l'AFIS.[36] Puis, Marc Gozlan fait le tour des autres cas d'accidents associés à l'acupuncture connus :

    En 1995, une enquête norvégienne avait recencé 33 cas de pneumothorax associés à l'acupuncture. En 2000, une étude autralienne avait comptabilisé 64 cas similaires. En Chine, 201 patients ont été victimes de pneumothorax après acupuncture entre 1989 et 2009. Quatre cas avaient été mortels. En France, des médecins ont décrit en 2003 le cas d'une femme de 25 ans qui, au cours d'une séance d'acupuncture, avait été victime de deux complications: un pneumothorax bilatéral et un épanchement sanguin dans le péricarde, fine membrane qui enveloppe le coeur. Ce cas montre clairement que le pneumothorax ne résume pas l'ensemble des complications potentielles de l'acupuncture au niveau thoracique. Des cas d'infections articulaires vertébrales et des tissus mous en regard de vertèbres (arthrite septique, abcès paravertébral) ont été rapportés dans la littérature médicale, de même qu'un cas de rupture du muscle cardiaque ayant entraîné le décès d'un enfant de 9 ans en Chine.
  • "Les poumons d'une femme perforés lors d'une séance d'acupuncture, révèle le commissaire à la santé" [de Nouvelle-Zélande]. Article publié le 09 septembre 2019 :[traduction Deppl:]

    Un acupuncteur a perforé les deux poumons d'une femme pendant le traitement d'une blessure au bras gauche et au poignet, selon un rapport publié aujourd'hui par le commissaire à la santé et à l'invalidité.

    La personne agée de 33 ans a demandé le traitement en mars.

    L'acupuncteur insérait des aiguilles dans les deux zones "jian jing" - un point de pression de chaque côté d'une épaule près des poumons.

    Poser des aiguilles dans cette zone présente un risque connu de causer un collapsus pulmonaire.

    Le commissaire, Andrew Hill, a écrit dans une déclaration "il était plus probable qu'improbable que l'acupuncteur ait inséré les aiguilles trop profondément".

    Il a conclu que l'acupuncteur n'avait pas pris les soins appropriés et n'avait pas reconnu les symptômes d'engourdissement et de douleur thoracique de la femme comme des symptômes indiquant une possible blessure pulmonaire.

    M. Hill a recommandé la pratique de l'acupuncture avec consentement éclairé [du patient] et une formation supplémentaire [du praticien] sur les techniques d'acupuncture.

    La patiente a dit au commissaire qu'on ne lui avait pas dit que des aiguilles seraient placées près de ses poumons. Elle n'a pas non plus été informée du risque potentiel de lésion pulmonaire.

    Le rapport a conclu que l'acupuncteur avait enfreint le Code des droits des consommateurs en matière de services de santé et de services aux personnes handicapées, qui stipule que les consommateurs ont le droit de recevoir des services avec soin et compétence raisonnables.

    La clinique n'a pas été reconnue coupable d'infraction au code.

    La clinique a indiqué qu'elle améliorait son service dans le rapport du commissaire. Il a dit que l'acupuncteur devrait fournir aux patients des formulaires de consentement à signer et s'assurer que les patients comprennent l'information qui y figure.[37]

Liens externes

  • http://www.pseudo-medecines.org/pages/acupuncture-3615710.html Un article complet de Jean Brissonnet: Les origines, la redécouverte, les principes, les preuves théoriques, les essais cliniques, mécanismes d'actions, les dangers, la reconnaissance, et la conclusion: "A la question : L'acupuncture est-elle efficace ? La réponse est "oui". Elle est aussi efficace que l'homéopathie, la psychanalyse, les fleurs de Bach et les queues de lézards bouillies, c'est à dire aussi efficace que tout placebo, pur, impur, psychologique, rituel ou folklorique."
  • https://www.sceptiques.qc.ca/quackwatch/acuponc.php Article de Stephen Barrett, M.D en français: Méfiez-vous de l'Acupuncture, du Qigong, et de la "Médecine chinoise"
  • http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2460 La vérité sur l’acupuncture. Par Simon Singh et Edzard Ernst - SPS n° 311, janvier 2015 :
    [...] en 1979, un congrès interrégional de l’Organisation Mondiale de la Santé demanda à R.H. Bannerman de faire le point sur les preuves en faveur ou à l’encontre de l’acupuncture [...] Le rapport de l’OMS, ainsi que d’autres commentaires positifs du même genre, marquèrent un tournant important en ce qui concerne la crédibilité de l’acupuncture en Occident. [...] Par exemple, en 1990, rien qu’en Europe, il y avait 88 000 acupuncteurs, et plus de vingt millions de patients avaient été traités. Nombre des acupuncteurs étaient des praticiens indépendants, mais, petit à petit, cette thérapeutique s’est intégrée en tant qu’option au sein de la médecine conventionnelle. [...]
    Reprise par l’OMS de son jugement de 1979.
    À la fin du vingtième siècle, les essais cliniques ont commencé à produire une nouvelle série de résultats sur l’acupuncture. [...] Face à cette abondance de données nouvelles, l’OMS décida de relever le défi et de faire la synthèse de toutes ces recherches pour en tirer un certain nombre de conclusions [...] Ils prirent en considération les résultats rapportés dans 293 articles de recherche et publièrent leurs conclusions en 2003 dans un rapport intitulé « Acupuncture : passage en revue et analyse des articles de recherche portant sur des essais cliniques contrôlés ». [Le rapport] concluait qu’il avait été « prouvé » ou « montré » que le traitement par acupuncture provoquait des améliorations dans le cas de quatre-vingt-onze maladies. Il se prononçait de façon modérément positive ou ambiguë pour ce qui concernait seize autres maladies. En tout cas, il n’excluait pas le recours à l’acupuncture dans le cadre de n’importe quelle maladie. Ainsi l’OMS donnait à l’acupuncture une approbation retentissante, renforçant donc son rapport de 1979. [...]
    Malheureusement, comme nous allons le voir, le rapport de 2003 de l’OMS était affreusement trompeur. [...] Le rapport de l’OMS n’était pas seulement faussé et trompeur ; il était aussi dangereux, puisqu’il approuvait l’usage de l’acupuncture pour toute une série de maladies, dont certaines très graves, comme l’atteinte des artères coronaires cardiaques. Cela soulève la question de savoir pourquoi et comment l’OMS a pu écrire un rapport aussi irresponsable ?
    Le politiquement correct avant la vérité scientifique ?
    [...] Or, la commission de l’OMS sur l’acupuncture ne comprenait pas un seul critique de l’acupuncture. Elle ne représentait donc qu’un simple groupe de personnes croyant en l’acupuncture, qui, ce n’est pas surprenant, procéda à une évaluation manquant pour le moins d’objectivité. Mais le point le plus contestable de tous est celui-ci : le rapport fut rédigé, revu et corrigé par le docteur Zhu- Fan Xie, qui était le directeur honoraire de l’Institut des médecines intégrées de Beijing, institut qui soutient totalement l’emploi de l’acupuncture pour toute une série de maladies. [...] Fort heureusement, plusieurs universitaires de par le monde ont remédié à l’incurie de l’OMS et ont fourni leurs propres bilans de ces recherches [...]
    La collaboration Cochrane
    [...] Les bilans de la Collaboration Cochrane suggèrent qu’il n’existe pas de preuve convaincante de l’efficacité de l’acupuncture pour les cas médicaux suivants : la dépendance au tabac, la dépendance à la cocaïne, le déclenchement des contractions d’accouchement, la paralysie de Bell, l’asthme chronique, la rééducation après un accident vasculaire cérébral, la présentation du nouveau-né par le siège lors de l’accouchement, la dépression, l’épilepsie, le syndrome du canal carpien, le syndrome de l’intestin irritable, la schizophrénie, l’arthrite rhumatoïde, l’insomnie, le mal de dos non spécifique, l’inflammation latérale du coude, la douleur de l’épaule, la lésion des tissus mous de l’épaule, les nausées matinales, le recueil des ovocytes en vue de la fécondation in vitro, le glaucome, la démence vasculaire, le syndrome des règles douloureuses, le traumatisme des vertèbres du cou, l’accident vasculaire cérébral. Sur la base de l’examen de quantités d’essais cliniques, les bilans de la Collaboration Cochrane concluent que les améliorations apparemment procurées par l’acupuncture dans tous les cas médicaux énumérés ci-dessus ne sont rien d’autres que des effets placebo. [...] Il y a eu des bilans Cochrane prudemment optimistes sur le traitement des douleurs dorsales et pelviennes durant la grossesse, des douleurs lombaires, des maux de tête, des nausées et vomissements post-opératoires, des nausées et vomissements induits par la chimiothérapie, des affections du cou et de l’incontinence urinaire nocturne. Donc, mis à part cette dernière, ce n’est que pour certains types de douleurs et de nausées que le traitement par acupuncture s’est vu reconnaître des effets positifs.
    Cependant, même dans ces cas où les bilans Cochrane sont les plus positifs au sujet des améliorations apportées par l’acupuncture, il est important de remarquer que leur approbation est hésitante. [...]
  • http://www.sceptiques.qc.ca/quackwatch/acuponc.html Article Méfiez-vous de l'Acuponcture, du Qigong, et de la "Médecine chinoise", auteur Stephen Barrett, créateur du site Quackwatch. Dernière mise à jour de la version française de l'article le 18 mai 2011. Il existe une version plus récente, mais seulement en anglais.
  • https://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2858 L’acupuncture au laser : un placebo high-tech… SPS n°320, avril 2017.
    [...] Un passage sur le web vous permettra en effet d’apprendre qu’il existe une thérapie nouvelle connue sous le sigle LLLT, pour Low-level laser therapy (en français, thérapie au laser de faible intensité). Sur Pubmed, principal moteur de recherche bibliographique en biologie et médecine, taper le mot-clef « LLLT » vous donnera une liste de plusieurs milliers d’articles de recherche dédiés au comportement de nos cellules sous irradiation laser faible et l’application qui peut en être faite pour le traitement notamment des cancers [...] ou encore la prise en charge de la douleur [...]. La prudence est malgré tout de rigueur car ces études ne sont pas toujours très solides. Par exemple, concernant le traitement par LLLT des escarres, une analyse récente des données disponibles, dont le résultat a été publié en janvier 2017, a considéré valides simplement 4 articles sur 386. L’effet des faibles irradiations laser est donc un sujet de recherche clinique, mais la pertinence et l’efficacité des traitements, ou encore les mécanismes d’actions éventuels, ne sont pas solidement établis. Pourtant, il n’en fallait pas plus pour que certains considèrent le laser comme un instrument à tout faire et cherchent à l’inclure dans les pseudo-thérapies les plus inefficaces.
    …au service d’une thérapie ancestrale
    C’est le cas avec l’acupuncture laser, décrite comme « une forme spéciale d’acupuncture qui utilise de la lumière laser, en lieu et place des aiguilles, pour stimuler les points d’acupuncture », et qui se révélerait idéale « chez les craintifs de l’aiguille, les enfants, les bébés, les personnes en état de faiblesse et dans les cas de blessures traumatiques aiguës, lorsque la pose d’aiguille s’avère contre-indiquée » . Elle serait plus particulièrement indiquée pour traiter l’arthrite, le syndrome du canal carpien, l’eczéma, l’herpès, les acouphènes, les otites, les rides, ou encore le tabagisme... Cette liste d’indications variées vous laisse perplexe quant à la validité de cette pratique ? Rassurez-vous, il existe des études cherchant à évaluer son efficacité clinique. On citera par exemple cette analyse publiée dans le Journal of Acupuncture and Meridian studies qui inclut les études de « l’application du rayonnement laser de faible intensité (c’est-à-dire non thermique) aux points des méridiens classiques », dans l’objectif notamment de dégager les paramètres de traitement pertinents et proposer une amélioration des protocoles… [...] De quoi convaincre les patients en souffrance que l’acupuncture laser est une véritable branche de la médecine fondée sur les preuves, et que démonstration est faite de sa validité thérapeutique… [...]

Littérature

Article de Psiram dans d'autres langues

Références

  1. http://www.pseudo-medecines.org/page-acupuncture-3615710.html
  2. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1360 Article mis en ligne le 24 mars 2010 par Olivier Chacornac intitulé La médecine traditionnelle chinoise fait son entrée dans les hôpitaux parisiens:
    " [...] J’ignore donc quelles sont les motivations des dirigeants de l’AP-HP. Ce que je sais par contre, c’est que leur décision soulève bien des problèmes aussi bien thérapeutiques qu’économiques.
    La MTC se résume à de la "bobologie à effet placebo" alors que la médecine traite et guérit bien des maladies, incluant des maladies graves. Mettre la MTC à côté de la médecine scientifique moderne risque de donner aux patients l’illusion qu’il s’agit de deux médecines différentes mais équivalentes. Cela revient à donner à la MTC un statut thérapeutique qu’elle ne mérite pas.
    De la même manière, proposer des formations à la MTC aux praticiens revient à conférer des vertus thérapeutiques à la MTC. D’ailleurs, L’Université Paris 13 propose déjà un D.U. en MTC. La multiplication de ce type de cursus ne pourrait qu’entretenir la confusion entre médecine et pseudo-médecine, d’autant plus que les études médicales et para-médicales n’incluent pas de formation à l’esprit critique ou aux dangers des pseudo-médecines. [...] Enfin, ce genre de décision n’est-elle pas le signe que l’irrationalité peut gagner les milieux scientifiques sans distinction du degré de hiérarchie ou d’éducation ? Si une méthode aussi décriée par la science que la MTC est introduite à l’hôpital, ceci en l’absence de justification rationnelle et/ou thérapeutique, que penser du reste des décisions de politique médicale de l’institution hospitalière ? Verrons-nous un jour à l’hôpital d’autres thérapeutiques mystiques comme le reïki ou la thérapie par les cristaux ?
    [...] Mais est-ce vraiment nécessaire d’intégrer la MTC dans le quotidien hospitalier, mesure qui coûtera du temps aux soignants pour des bénéfices thérapeutiques dérisoires, ceci à une époque ou le personnel hospitalier fait défaut ? De proposer des formations à la MTC qui font directement la promotion de pseudo-médecines ? D’initier des programmes de recherche coûteux pour des résultats connus d’avance ?
    Je ne le pense pas. Dans un contexte de réforme des hôpitaux, la dernière chose dont on ait besoin est d’un projet dont le rapport » bénéfice thérapeutique / investissement » se rapproche du zéro et qui légitimera l’utilisation de pseudo-thérapies.
  3. http://www.charlatans.info/acupuncture.php
  4. https://www.psiram.com/de/index.php/Augenakupunktur_nach_Boel
  5. https://www.psiram.com/de/index.php/Augmentierte_Akupunktur_nach_Covic
  6. https://www.psiram.com/de/index.php/Implantatakupunktur
  7. https://www.psiram.com/de/index.php/Periphere_Hirnstimulation_nach_Werth
  8. https://www.psiram.com/de/index.php/Elektroakupunktur
  9. https://www.psiram.com/de/index.php/Apipunktur
  10. https://www.psiram.com/de/index.php/Magnetische_Meridiantherapie
  11. https://www.psiram.com/de/index.php/Thought_Field_Therapy
  12. https://www.psiram.com/de/index.php/Klopfakupunktur
  13. https://www.psiram.com/de/index.php/Softlasertherapie
  14. https://www.psiram.com/de/index.php/Mikrowellen-Resonanz-Therapie
  15. https://www.psiram.com/de/index.php/Tama-Dovoir
  16. https://www.psiram.com/de/index.php/Liquidakupunktur
  17. https://www.psiram.com/de/index.php/Akupressur
  18. https://www.psiram.com/de/index.php/Dermapunktur
  19. https://www.psiram.com/de/index.php/Tachopunktur
  20. https://www.psiram.com/de/index.php/Vaginalakupunktur_nach_Buchheit
  21. https://www.psiram.com/de/index.php/Mundakupunktur
  22. https://www.psiram.com/de/index.php/Rhinofacio-Akupunktur
  23. Hecker U: Arbeitsbuch Akupunktur. Hippokrates Verlag, Stuttgart, 1992
  24. https://fr.wikipedia.org/wiki/%E5%AF%B8
  25. Melzack R, Wall PD: Pain mechanism - a new theory. Science, 150, 971-979, 1965
  26. Pommeranz B: Do endorphins mediate acupuncture analgesia? Adv Biochem Psychopharmacol, 18, 351-359, 1978
  27. Nanna Goldman et al, Adenosine A1 receptors mediate local anti-nociceptive effects of acupuncture, nature neuroscience, 2010, doi:10.1038/nn.2562, 16. März 2010
  28. https://www.psiram.com/de/index.php/Hartmut_Heine
  29. Zitiert nach E. Ernst: Warum klappt das nur in China? [Pourquoi ça marche seulement en Chine?] In: MMW-Fortschr Med. Nr. 47 / 2006 (148. Jg.), S. 24
  30. E. Ernst, A. R. White und B. Wider: Acupuncture for back pain: meta-analysis of randomised controlled trials and an update with data from the most recent studies. Der Schmerz, Volume 16, Number 2 / Seiten 129-139, April 2002. DOI 10.1007/s004820100099
  31. Zitat E. Ernst: [...] Wir räumen ein, dass auch bei kritischer Analyse die Akupunktur möglicherweise wirksam ist für gewisse Schmerzzustände, und gegen Übelkeit und Erbrechen. Bei anderen Indikationen, die ebenso häufig mit Akupunktur behandelt werden, ist die Wirksamkeit mehr oder weniger widerlegt, zum Beispiel bei Rauchentwöhnung und Übergewicht. Das Ganze ist aber, trotz mehrerer tausend Studien, noch mit einiger Unsicherheit behaftet. Denn erst in den letzten Jahren entstanden gute Möglichkeiten, die Placebo-Effekte in Akupunktur-Studien zu kontrollieren, und zwar mit nicht penetrierenden Akupunktur-Nadeln, die wir und andere entwickelt haben. Studien mit solchen Nadeln kommen jetzt gerade erst heraus. Die Mehrzahl dieser Studien spricht gegen spezifische Effekte der Akupunktur.
  32. Ernst E: Akupunktur - Indikationen und Risiken. Münch Med Wschr, 142, Nr.22, 44-45, 2000
  33. Tulder MV van, Cherkin DC, Berman B, Lao L, Koes BW: Acupuncture for low back pain. The Cochrane Library, Issue 2, 2000
  34. Bischko J: Akupunktur - Grundlagen, Indikation und Grenzen. Orthopädische Praxis, 10, 887-890, 1980
  35. http://ugeskriftet.dk/videnskab/pneumothorax-hos-teenager-efter-akupunktur (26/02 2018)
    Summary
    Acupuncture-induced bilateral pneumothorax in a 16-year-old boy

    Acupuncture is a well-known form of alternative medicine, it is becoming increasingly popular in Denmark for a wide variety of uses, and is also practiced on children. However, there is a risk of serious complications. This is a case report of acupuncture-induced bilateral pneumothorax in a 16-year-old boy, who had been admitted to the emergency depart-ment with chest pain. Treatment included a unilateral chest tube in the left lung and conservative treatment in the right lung. Physicians must be aware of pneumothorax as a serious complication of acupuncture in the thoracic region.
  36. https://www.afis.org/Quand-l-aiguille-d-acupuncture-atteint-le-poumon
  37. https://www.tvnz.co.nz/one-news/new-zealand/womans-lungs-punctured-during-acupuncture-session-health-commissioner-reveals Woman's lungs punctured during acupuncture session, Health Commissioner reveals.


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